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Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara]

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MessageSujet: Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara] Lun 11 Fév - 18:59

J’étais arrivé sur cette île au matin. J’étais fatigué, fatigué de tout ça. Je voulais voir maman, papa, et mon frère. Mais je ne pouvais pas. À la place, je restais ici, coincé avec Chiyo. Oui, Chiyo, c’était ainsi que je nommais cet autre moi, à cause de qui tout avait basculé. Mais je ne pouvais pas vraiment rejeter la faute sur lui, après tout c’était mon pouvoir, et pas le sien. Donc c’était de ma faute. De ma faute si on m’avait enfermé dans cette cave, de ma faute si je ne pouvais plus voir ma famille, de ma faute si j’étais ici.

Après avoir déposé mon unique valise dans la chambre que j’allais peut-être devoir partager, je pris la direction de la plage. J’avais envie d’être seul, pour une fois. J’arrivais à la plage, essoufflé d’avoir couru pour y arriver. Je réalisais alors que je ne m’étais pas changé depuis que j’avais quitté la cave, et que donc j’étais sale. J’ôtais donc tous mes vêtements, et me baignait dans l’eau ni chaude ni froide de l’océan. Je lavais également mes vêtements. Évidemment, je m’étais assuré qu’il n’y avait personne.

Quand mes vêtements furent plus ou moins propres, je les remis. Même si ils étaient mouillés, ça ne me dérangeait pas vraiment. Puis je m’assis face à l’eau, mes genoux entre mes bras. Et je fermais les yeux. J’étais bien là, dans l’obscurité de mes paupières. Je laissai mes larmes de désespoir couler. Après tout, il n’y avait personne. Alors je pouvais bien me laisser aller.
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MessageSujet: Re: Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara] Lun 11 Fév - 20:32

“boum” c'est le bruit que fit la crane de Rachel lorsqu'il entra en contact avec le bois du bureau de la salle commune étrangement silencieuse. Ça faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Tomber dans les bras de Morphée de cette manière. Une preuve qu'elle ne contrôlait pas exactement son don. Quand elle avait quelque chose à voir absolument et bien son corps se plongeait de lui même dans une léthargie qui lui déplaisait. Bien évidemment elle n'était pas en mesure de protester puisque cette fichue manie lui tombait fatalement dessus avant qu'elle n'ai eu le temps de s'en apercevoir. En un sens elle devait être vraiment fatiguée pour perdre le contrôle de la situation de cette manière. D'une façon plus générale l'adolescente avait appris à ne rêver que la nuit, mais elle n'arrivait pas encore à ne voir que les choses qu'elle voulait savoir. Par exemple rêver maintes et maintes fois d'un massacre au Mali et lire une semaine après l'état des leurs de cette catastrophe survenue quelques jours après qu'elle ai crus devenir folle de terreur face à ce terrible rêve : ne faisait pas parti intégrante des choses que la petite Rachel aimait voir. C'était même le genre dont elle préférait se passer.

Rachel était le genre de fille qui tentait d'oublier absolument ce qu'elle voyait dès que la nuit tombait sur son esprit. Par ce qu'elle ne pouvait pas toujours changer les choses et d'ailleurs bien souvent elle n'arrivait pas à le faire. Par ce que c'était trop loin, par ce qu'elle n'avait pas les capacités d’empêcher les événements d'arriver. Par ce qu'elle était trop naïve et douce pour accepter que ces choses se produisaient effectivement quoiqu'il arrive. Une petite partie de son cerveau -sûrement celle qui l'empêchait de devenir complètement folle- refusait qu'elle crois en tout ses rêves, croyait en un hasard fortuit et lui défendait d'écouter la plus part des chaînes d'informations. Elle n'avait pas besoin de se donner raison quand elle savait que ça allait la faire souffrir. Elle voulait croire tout du moins qu'elle avait le choix. Qu'elle pouvait être une petite demoiselle parfaitement heureuse comme les autres.

C'était un odieux mensonge, effectivement. Qu'elle le veuille ou non : Rachel n'était pas une adolescente comme les autres. Sans doutes par ce qu'elle savait trop de choses, par ce qu'il n'y avait jamais d'imprévu dans sa vie de jeune adolescente, par ce qu'elle avait déjà trop vu , ou simplement par ce qu'elle avait parfaitement conscience de sa propre finitude. Par ce qu'elle avait déjà ce cœur blasé de savoir que rien n'avançait vraiment. Alors elle souriait. Par ce que c'était plus simple bien souvent. Elle se faisait petite, silencieuse pour que les gens ne l'importunent pas et ne pas prendre le risque d'apprendre qu'il la feraient souffrir peu être dans un futur plus ou moins proche. Non, Rachel n'était pas, n'avait jamais été et ne serai jamais une enfant comme les autres. A cause de son physique atypique également. Ce dernier était une véritable barrière entre elle et les autres. La minuscule et enfantine demoiselle qui savait déjà.

Finalement elle ouvris les yeux doucement et les frotta comme un enfant au réveil. Elle plissa un peu les yeux et en adorable friponne qu'elle était fronça le bout de son adorable petit nez. Tout un tas d'image lui revinrent succinctement en mémoire. Plage-Larmes- mer-jeune garçon dans l'eau. Elle clignât des paupières un peu sonnée et se leva précipitation de sa chaise trébuchant trois fois avant de parvenir à attraper Monsieur Lapin-son sac à dos- et sortir de la pièce en courant. Ses petits pieds chaussés de tropéziennes dorée s'agitaient cependant qu'elle se concentrait au maximum pour ne pas tomber. Le vent soulevait par moment le bas de sa robe de flanelle jaune pâle. Monsieur Lapin sur le dos elle filait aussi vite qu'elle le pouvait.

Elle déboula sur la plage pareille à un boulet de canon, à temps pour voir un jeune garçon presque nu...si ce n'était nu comme un ver sortir de l'eau. Elle était un peu plus loin et n'eût donc pas le loisir de vérifier ses avances. Un peu essoufflée de sa folle course elle s'accorda un moment de répit. L'inconnu au bataillon semblât faire de même se recroquevillant sur lui même. Larmes. La fillette fronça les sourcil avant de lever le visage vers le ciel et de hurler à l'adresse d'elle seule savait qui.
- Hé bien quoi ! C'est une honte ! Oui tu m'entends sale pastèque ? Par ce que je suis fatiguée j'ai même plus le droit de recevoir les images dans le bon sens, c'est ça hein ?! Saleté de rêve ! J'me vengerais! il allait sans dire que toute la plage l'avait probablement entendue s'époumoner contre un préposé faiseur de rêves prémonitoires. Il était inutile de lui demander comment elle comptait se venger de son propre cerveau puisqu'il semblait évident qu'elle n'y avait même pas réfléchis elle même. Elle souffla avant de s'avancer tout de même vers le garçon qui pleurait. Elle avait crus qu'il se suicidé l'imbécile ! Elle remua négativement la tête et se laissa tomber gracieusement à coté de lui , ramenant Monsieur Lapin contre son ventre. Elle étendis les jambes.
- Tu devrais pas pleurer, mes frères disent que les vrais hommes pleurent pas. C'est faut bien sur, par ce que mes frères sont des idiots, mais tu ne devrais quand même pas pleurer. Ça arrange rarement les choses. elle dit d'une traite sans le regarder, ses yeux bleus caraïbes posés sur l'océan. Un sourire ravi illumina son visage de petite fille.
- Au fait, moi c'est Rachel. Bienvenue chez nous, mais me refait plus jamais une peur pareille.
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MessageSujet: Re: Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara] Mar 12 Fév - 13:14

Enfermé dans l’obscurité de mes paupières, je ne pensais plus à rien, sinon à mes parents et mon frère. Je voulais les voir, plus que tout, en ce moment. J’avais envie de leur réconfort. Mais peut-être que, alors que je les aimais encore, ils ne m’aimaient plus, et qu’ils s’étaient débarrassés de moi. Je soupirais. C’était sans doute ça, avec mon pouvoir, j’étais devenu un boulet pour eux, et la famille la plus influente du Japon ne pouvait pas se permettre de s’afficher aux yeux du monde entier avec deux enfants pareils. Comment leur expliquer qu’il s’agissait d’un clone ? Comment expliquer à la nation, voire au monde que votre enfant peut se créer un autre lui ? C’est impossible. Et j’avais sans doute mérité qu’ils se débarrassent de moi.

- Hé bien quoi ! C'est une honte ! Oui tu m'entends sale pastèque ? Parce que je suis fatiguée j'ai même plus le droit de recevoir les images dans le bon sens, c'est ça hein ?! Saleté de rêve ! J'me vengerais!

Je rouvris les yeux soudainement, ne regardant pas dans la direction du cri pour autant. Était-ce adressé à moi ? Oui, sûrement. Quelqu’un était énervé de m’avoir vu pleurer ainsi, brisant le calme et la monotonie de la plage. Je me figeais. On allait m’en vouloir, je n’aimais pas quand on m’en voulait. Une personne s’assit à côté de moi et je lui jetais un regard rapide. C’était une fille, elle n’avait pas l’air méchante, mais pourtant j’étais sûr que c’était elle qui m’avait crié dessus. Elle avait allongé ses jambes sur le sable et elle avait un sac en forme de lapin sur son ventre. Non, elle n’avait pas l’air méchante.

- Tu devrais pas pleurer, mes frères disent que les vrais hommes pleurent pas. C'est faux bien sûr, parce que mes frères sont des idiots, mais tu ne devrais quand même pas pleurer. Ça arrange rarement les choses.

Je me recroquevillais sur moi-même, elle m’en voulait d’avoir pleuré alors. J’essuyais d’un coup vif les larmes qui perlaient aux coins de mes yeux et je pris la parole d’une voix tremblante et faible.

- D-Désolé…

Elle ne m’avait même pas regardé, elle regardait simplement l’horizon en souriant. Elle était peut-être gentille en fait.

- Au fait, moi c'est Rachel. Bienvenue chez nous, mais me refait plus jamais une peur pareille.
- Je t’ai fait peur ? Désolé… Ce n’était pas mon attention.
C’était peut-être une fille comme moi, non, c’était même sûr, puisqu’elle m’avait souhaité la bienvenue sur l’île. Je me demandais quel était son don, à elle ? Un comme le mien ? Ou autre chose ? Ah, et elle m’avait demandé son nom aussi, je me devais de lui répondre.

- Je m’appelle Chiyu… C’est quoi ton pouvoir toi ?

Je lui fis un petit sourire qui n’était pas forcé du tout. Je voulais à tout prix quitter cette île, mais comme je n’allais sûrement pas pouvoir avant un bon moment, autant m’y habituer et me faire des amis, non ?
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MessageSujet: Re: Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara] Mar 12 Fév - 18:46

Rachel Shiori Fujiwara n'était pas toujours et n'avais d'ailleurs peut être jamais été une fille pleine de tact. Bien au contraire. Elle possédait cette franchise directe et naïve des jeunes enfants. Elle était simple Rachel en fin de compte et ceux qui ne la comprenaient pas se cassaient juste trop la tête à chercher des complication la ou il n'y en avait pas. Elle ressemblait à un enfant et agissait comme telle. Lorsqu'elle était venue s'asseoir en toute innocence près du jeune garçon qu'elle avait trouvé sur la plage et qu'elle avait commencé à le harcelé de conseils sur ce qu'il ne devait pas faire, la jeune fille n'avait pas eu l'impression d'être déplacée et n'avait pas une seule seconde pensé à mal ou à se montrer dure envers le garçon. Elle l'avait dit par ce qu'elle le pensait, c'était tout. Après un moment de réflexion elle se demanda si elle avait employé les bon mots. Elle l'avait mit mal à l'aise, c'était évident. Mais elle ne s'en formalisa pas immédiatement. d'abord par ce qu'elle n'avait rien dit qu'elle ne pensait pas et ensuite par ce qu'elle n'avait rien fait de mal au strictos insu. Elle préféra donc se taire le temps que lui laissé de le temps de répondre. Elle le vis se recroqueviller sur lui même comme un animal apeuré et l'entendis murmurer un « désolé » l'air vraiment accablé. Elle plissa le bout de son adorable petit nez et lui asséna une claque encourageante dans le dos.

- Hé ! Décoinces mon pote. J'ai jamais mangé personne, chuis pas de taille... elle dit avec des rires plein la voix. Et puis le voyant essuyer quelques larmes elle se radoucis. Elle ne trouvait rien de « fantastique » dans cette situation. Elle avait eu véritablement très peur pour lui, mais elle n'avait pas eu l'intention de le culpabiliser. Après tout il n'était pas responsable de son erreur et de son rêve. Après un instant qu'elle s'offrit pour penser, Rachel ouvris consciencieusement la fermeture éclair de Monsieur Lapin et fouilla dans ses affaires pour trouver un paquet de mouchoir qu'elle tendis doucement à son locuteur avant de refermer le sac-à-dos.

Oui elle avait eu peur en voyant les scènes de son rêve dans un désordre complet, mais ce n'était pas la faute de Chiyu. Si elle avait réagis de cette façon c'est par ce que quelque chose de semblable c'était déjà produit par le passé. Sur l'île une fois, mais la jeune fille qui avait tenté de mettre fin à ses jours avait été sauvée in-extremis, une seconde fois dans son ancienne école. Rachel était alors au collège et un jeune garçon complètement abandonné au stress, à la pression et au désespoir avait décidé de se jeter du toit de l'établissement. Elle n'avait rien pus faire pour empêcher que cela ne se produise. Pendant une semaine entière elle avait essayé de le convaincre que tout se passerai bien et avait même fini par croire que l'idée lui était sortie de la tête. La veille de la date fatidique elle l'avait même vus rire avec des gens de sa classe. Le lendemain à la première heure du matin : il avait été absent. Alors elle avait alerté le professeur mais ils étaient arrivé trop tard. Akira-kun s'était jeté par dessus la rambarde. Rachel avait changé d'école et on avait plus jamais parlé de ce qu'il c'était produit ce jour là.

Chiyu n'y était pour rien. Elle s'était inquiété pour rien et avait paniqué. C'était sans doutes à cette période là qu'elle avait compris que dans la plus part des cas : elle ne pouvait pas empêcher les choses de se produire. Même si les sujet de ses rêves n'en avaient pas conscience, le futur qu'elle voyait était bien souvent déjà décidé et certain. La finitude des gens apparaissait à la demoiselle comme une fatalité inéluctable dans la plupart des cas. Le suicide d' Akira avait été décidé avant que lui même ne se rende compte qu'il envisageait cette solution, et lorsque la jeune femme en avait rêvé : il avait donc été déjà trop tard pour agir. Par ce que cette action résultait d'un décision trop profonde et intime pour qu'elle n'y puisse rien faire. Mais elle était si jeune à l'époque.
- Tu ne pouvais pas savoir... elle dit finalement au bout d'un moment.

Rachel jeta un regard un peu plus loin derrière eux et remarqua la présence silencieuse d'un second garçon comme Chiyu. Elle ne commenta pas la situation bien qu'elle sentis qu'il ne s'agissait pas d'un frère jumeau. Un double. Un clone. Un autre lui. Cette constatation ne la choqua pas, et elle pointa le second garçon du doigt.
- Oh...et lui, c'est numérobis? elle dit en souriant. Puis elle retourna au silence à la recherche d'un moyen de définir clairement son don. Sa capacité à elle.

Rachel reporta son attention vers l'horizon fredonnant une comptine Japonaise « Kagome Kagome... » ses billes d'un bleu profond et intense se posèrent avec malice et gène sur le visage doux et encore triste de son compagnon.
- Je...Je vois le futur. Je fait des rêves prémonitoires. Enfin...ça n'as rien de vraiment « cool ». c'est même souvent très gênant... elle confiât à mi-mots avant de partir d'un rire nerveux. Elle balayât la plage vide du regard avec un sourire mutin.
- Pourquoi tu pleurais ? La plupart des nôtres on eu une histoire tragique...c'est bien triste. elle se redressa gracieusement pour sauter à cloche pieds dans les cases imaginaires d'une marelle qu'elle s'inventait dans le sable.
- Je ne viens pas souvent sur la plage. Je ne sais pas nager alors je m'y sent pas à ma place. Mais, tu devrais voir comme l'île est belle! C'est fantastique ! elle se pencha vers lui avec un grand sourire heureux et des rires pleins les yeux.
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MessageSujet: Re: Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara]

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Dire que je croyais être seul. [PV Rachel S. Fujiwara]

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