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Une méchante pomme et une jolie louve.

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Melvin Shiro

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Psychic bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 25/11/2012
❖ Missives : 95
MessageSujet: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 8 Déc - 22:58

Je marchais en direction des jardins tout en m'étirant. On peut dire que j'avais fait une belle grâce matinée et qu'il était à peu près 10h30 quand je m'étais réveillé. C'est pas bon d'étudier de jouer à la console comme ça, jusqu'à tard dans la nuit. Il faut dire que je n'étais pas trop adepte de ces petites machines, mais ce jeu vidéo était vraiment très bien. Le nom ? Euh... je sais plus, aller voir dans ma chambre, la machine est encore sur mon lit, et oui, je me suis endormie avec. « Quel boulet ! », je sais, je sais, mais je n'y peux rien, la fatigue avait pris le dessus. Je m'étais réveillé assez tard et donc, pas de petit déjeuné, la vie est cruelle n'est-ce pas ? Comment on peut vivre sans petit déjeuné ? VOYONS ! J'avais donc l'intention de commettre un grave crime IM-PAR-DON-NA-BLE. J'allais « voler » une pomme. J'entends d'ici les « HAAAAAAAAAAAAN », mais je n'allais pas voler méchamment... non, j'allais voler pour le bien de quelqu'un, moi. Malgré cette explication farfelue, j'avais bien l'intention d'incarner une racaille le temps de quelques secondes ! Une fois sous la grande serre qui abritait les arbres, je me suis approché d'un arbre pas très haut où se trouvaient plusieurs pommes. Des rouges, bien mûres -apparemment-. Je regardai de tous les côtés, droite, gauche, derrière, en l'air... Je saisis une des pommes et tirais dessus pour la détacher délicatement de l'arbre. Je la mise ensuite sous mon manteau, la tenant avec le bras. Je sorti en hâtant le pas et, une fois assez loin du dôme de verre, je sortis le fruit pour le regarder. Une belle petite pomme rouge, rien que ça. Apparemment, j'avais des dons pour voler des choses... peut-être que j'allais me reconvertir en voleur de nuit ? ... Nan je rigole, manger au self c'est meilleur. Je haussais les épaules en m'approchant des jardins, j'allais pouvoir manger cette pomme, mais aussi m'entraîner à utiliser ce mystérieux don.

Après tout, l'Animation, ça devait pas être si compliqué, non ? Il suffisait d’un peu de concentration, de force mental et surtout, de l’entraînement ! Pour la concentration, j’allais devoir faire preuve de patience, chose qui ne m’était pas toujours facile d’avoir, mais pour progresser, j’allais y être obligé. Après, en ce qui concernait la force mentale, j’étais semblable à une brindille d’herbe… On peut dire que faire léviter un simple fruit était limite pour moi, alors niveau force, j’allais devoir me muscler bien comme il faut ! Mais ça, ça n’allait pas se faire en quelques jours, non loin de là, j’allais essayer de m’entraîner le plus possible et peut-être qu’à la fin de l’année, j’arriverai mieux à m’en servir, de ce don !

J’étais enfin arrivé dans le jardin, assez grand espace de verdure où l’herbe était douce et accueillante, l’endroit parfait pour s’exercer vous ne trouvez pas ? Je m’adossais à un arbre, le soleil n’était pas encore haut, mais je préférais m’y cacher dès maintenant pour éviter de me déplacer dans quelques minutes, voir heures. Je mis la pomme devant moi, soufflant un bon coup pour me donner du courage. Après tout, je pouvais le faire, oui, bien sûr que je pouvais ! Pourquoi je n’y arriverai pas d’abord ? Ça serait absurde. Voilà comment j’essayai de me motiver, une chose pas très facile je dois dire, mais on fait toujours avec les moyens du bord ! Je fermais lentement les yeux, me concentrant sur le fait que je devais faire léviter la chose. Après quelques secondes, je posais mon regard sur le délicieux mets, je n’allais pas le manger avant de l’avoir fait léviter et ça, même si ça allait me prendre mon reste de matinée !

Et oui quand je suis motivé, je ne le suis pas à moitié.
Mais… quand je vois qu’après 20 minutes je n’y arrive toujours pas. J’AI LA RAAAAAAGE ! Je grognais intérieurement, pourquoi ça voulait pas marcher, hein ? Fichu pomme ! Elle se foutait bien de ma poire ! … Quel jeu de mots pourri Melvin… Passons, hein ? Je montrais du doigt le fruit et commença à m’énerver.

« Bon maintenant ça suffit, tu vas me laisser te bouger et sans opposer une quelconque résistance, OKAY ? » Grommelais-je, honteux de ne pas réussir, je posais une dernière fois mon regard sur la pomme et celle-ci, comme par magie, écouta mon conseil. Je… J’arrivais à la faire léviter ! Sérieusement, il suffisait de lui crier dessus pour que ça fonctionne ?! Mais c’était génial ! Je la fis passer au-dessus de moi, rigolant un peu, heureux et fier d’avoir réussi ! Mais malheureusement, la pomme s’échappa de mon emprise et elle commença à me tomber dessus. Je ne pouvais rien faire, la pomme descendait trop vite vers moi ! J’allais mourir, écraser par une pomme c’est ça ? Cruelle destinée !
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Dim 9 Déc - 0:21

« Ça va, tu n’as rien ? »
Aah, le week-end, certainement le meilleur moment de la semaine. Enfin quelques jours où il est permis de dormir jusque tard dans la matinée, de prendre tout son temps et de ne s’inquiéter de rien… Mon seul souci était de trouver un nouveau moyen de m’amuser en cette matinée ensoleillée. Un regard à ma montre m’informe qu’il est déjà huit heures et demie. Quoi, je vous ai parlé de grasse mat’ ? Oh, mais je ne parlais pas de moi, je faisais référence à tous mes paresseux camarades… Moi, j’adore me lever tôt les matins où il n’y a pas cours afin que ma journée d’amusement débute le plus vite possible ! Par chance, il fait beau aujourd’hui. Je me suis levée à sept heures, ayant déjà décidé la veille de mon programme du jour : peinture sous les arbres du jardin jusqu’à midi ! Oui, j’adore peindre, une passion peu commune chez une fille énergique comme moi. En fait, je préfère que personne ne sache que je sais manier les pinceaux, je ne sais pas pourquoi mais c’est comme un secret que je veux protéger, quelque chose que je veux absolument garder pour moi… Je ne fais même pas partie du club de création, non, j’ai préféré la cuisine.
Il est donc huit heures et demie et j’ai enfin terminé de me préparer. Comme il fait chaud, j’ai décidé de m’habiller légèrement. Et comme j’adore personnaliser mes vêtements, ma tenue est peu commune : le haut d’un yukata blanc orné de spirales rouges accompagné d’un short en coton décoré des mêmes motifs qui m’arrive aux genoux, le tout ceint par un obi rouge. Côté chaussures, de simples ballerines – blanches et rouges elles aussi – feront l’affaire. Mes cheveux sont, comme d’habitude, attachés en queue-de-cheval avec un ruban… rouge.
Je me dépêche d’aller prendre mon petit-déjeuner. Quelque chose de léger : un bol de riz blanc. J’aime le riz blanc. Ce blanc m’évoque à la fois la simplicité et la pureté. J’aime le blanc. C’est ma couleur préférée, avec le rouge bien sûr. Ce qui est bien, c’est que cette couleur est mon symbole, c’est tout ce qui me représente. Moi, petite albinos qui aime le soleil, ne jure que par la blancheur symbolique d’un paysage enneigé.
Ah, voilà que ça me reprend ! C’est souvent comme ça, quand je me retrouve seule quelque part : je divague et repense à mon pays d’origine, je médite sur les valeurs de la vie et me perds dans des pensées poétiques. La cafétéria est vide à l’exception de quelques élèves, tous les autres doivent encore dormir… Aujourd’hui, je ne suis pas trop d’humeur à me taper l’incruste auprès de parfaits inconnus, alors j’engloutis rapidement mon repas et m’enfuit aussitôt vers les jardins.
Au passage, je retourne au dortoir en tâchant de ne pas réveiller mes compagnes de chambrée pour récupérer mon matériel de peinture que je dissimule sous mon lit. Une fois tout en ma possession, je vais enfin sous les arbres du jardin. Il est à présent neuf heures et, apaisée, un doux sourire sur le visage, je plonge mon pinceau dans l’encre noire et commence à tracer des traits pour créer, petit à petit, un paysage où cerisiers en fleurs et oiseaux amoureux s’entremêlent.
Le temps passe sans que je m’en rende compte et, plus vite que je ne l’aurais cru, je m’aperçois qu’il est déjà presque onze heures. Je m’inquiète en voyant qu’il ne me reste plus qu’une heure avant que midi n’arrive mais un cri vient troubler mes pensées :


« Bon maintenant ça suffit, tu vas me laisser te bouger et sans opposer une quelconque résistance, OKAY ? »

Je sursaute, ne m’attendant pas à ça. Surprise, je me lève et laisse le parchemin sécher au soleil en compagnie de mon pot à encre et de mon pinceau, en priant pour ne pas oublier de venir les rechercher. Je sais que personne n’oserait me les voler, pas ici. Cette île est vraiment splendide, tout comme les gens qui y vivent et je n’ai pas encore rencontré de mauvaise graine. Comment pouvais-je deviner qu’aujourd’hui, j’allais tomber sur un voleur de pommes ?
Quelques mètres plus loin, j’aperçois la racaille. C’est un garçon qui a l’air un peu plus âgé que moi, assis sous un arbre. En fait, nous n’étions vraiment pas très éloignés l’un de l’autre, ce qui explique sans doute pourquoi je l’ai entendu si clairement. Curieuse et consciente qu’il ne m’a pas remarquée, je me cache derrière un arbre et ne me gêne pas pour l’observer. Il y a quelque chose qui flotte près de lui, quelque chose de rond et de rouge… Serait-ce une pomme ? Oui, pas de doute possible, c’en est une ! Mais comment un fruit pouvait-il ainsi flotter dans l’air de lui-même… ? A moins que c’était ce garçon qui la faisait voler ? Oui, à voir sa mine réjouie, c’était sûrement ça ! Il a l’air heureux, triomphant même. Je ne peux m’empêcher de sourire à mon tour, comme si sa victoire était aussi mienne. Mais, soudain, il semble que la pomme se rebelle et décide d’elle-même de foncer sur son maître !

« Attention ! »

J’ai de bons réflexes. De trop bons réflexes. Ce n’est qu’un instant après l’action que je me rends compte de ce que j’ai fait : sans réfléchir, je me suis précipitée hors de ma cachette pour porter secours à cet inconnu. Mais je ne pouvais pas l’atteindre à temps… C’est alors que, comme un prolongement de moi-même, ma louve apparut et bondit juste à temps au-dessus du garçon, la pomme tueuse entre les crocs. Bon… Tant qu’à faire, autant continuer sur ma lancée !

« Ça va, tu n’as rien ? » fais-je au garçon en m’approchant de lui.

A vrai dire, c'est plus à cause de la louve que de la pomme que je m'inquiète. Le fait que mon clone décide d'apparaître comme ça, à n'importe quel moment, sans que je puisse rien y faire me stresse assez. Et j'ai bien frôlé la crise cardiaque quand je l'ai vue bondir vers l'étudiant ! Par miracle, ce n'était pas lui qu'elle visait mais bien le fruit volant. La louve a ensuite atterri un peu plus loin, la pomme délicatement maintenue par sa mâchoire puissante. La force de ses pattes m'étonnera toujours, et quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises...


Indianred


Dernière édition par Miharu Okami le Lun 7 Jan - 17:07, édité 2 fois
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Melvin Shiro

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Psychic bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 25/11/2012
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Mer 12 Déc - 17:00

J’avais fermé les yeux, un bon vieux reflex quand je savais que j’allais me recevoir un coup sur la tête. J’avais même mis mes mains dessus pour me « protéger » en quelque sorte. Quelle triste fin pour un bon jeune homme comme moi, non ? Assommé par une pomme que j’avais volé, c’était pour me punir, hein ? C’était ça ? Un courant d’air froid passait au-dessus de ma tête, ça y est, j’étais monté au ciel, alléluiaaaa ! J’entrouvris un œil, et vis que j’étais encore sur terre, à la même place que tout à l’heure. J’entendis une voix féminine à côté de moi. Elle me demandait si tout allait bien. Et bah… je venais de me faire attaquer par une pomme mangeuse d’humain et un mystérieux loup avait failli me dévorer la tête. Tout va bien voyons ! Je me tournais vers elle. Une jeune fille de première année, il me semblait ; et une drôle de dégaine ! Elle était vêtue d’un costume typiquement japonais et avait également des traits rouges sur le visage. De la peinture ? Peut-être. Je hochais la tête, venant de m’apercevoir que je n’avais rien répondu à la demoiselle.

« Oui, ça va très bien, merci. » Je me tournais pour montrer l’animal à quatre pattes à la jeune fille. « Et euh… Il est à toi ce loup ? Si oui, je pourrais récupérer ma vilaine pomme ? » Dis-je sur un ton plutôt intrigué. Oui intrigué, chose qui n’a quasiment rien à voir avec la situation.

Sans plus attendre, je me suis levé et ne laissant pas le temps à la jeune fille de répondre à mes questions, je continuais de lui parler, d’une voix plus amicale et gentille cette fois.

« Ah et merci pour le coup de main, ou plutôt de patte… » Qu’est-ce que j’étais blagueur moi des fois ! « Sans toi, je serais en train de me faire dévorer par une méchaaante pomme ! » M’exclamais-je, levant les bras au ciel et, une fois les esprits un peu plus clairs, je baissais les bras et me présentais, tout simplement. « Je m’appelle Melvin Shiro, je suis nouveau sur l’île, enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle… ? » demandais-je d’un ton plus poli cette fois. Et bah oui, je ne lui avais même pas laissé le temps de s’exprimer, normal que je ne connaissais pas son nom aussi ! Je jetais un petit coup d’œil au loup, j’espérais juste qui n’allait pas manger la pomme, devant mes yeux avec appétit juste pour me faire enrager ! Oh, mais d’ailleurs, ce loup… Je me tournais vers la jeune fille, puis vers le loup, la jeune fille… HAN ! Le loup avait mes mêmes traces de peintures rouge sur le visage. Ça voulait donc dire que c’était son pouvoir ? Non ? Vu la ressemblance physique entre les deux personnes, ça pouvait être fort possible, encore une question à poser à la jeune fille ! Mais pour l’instant, j’allais lui laisser un peu de parole. Je voulais connaître son nom moi !

Mais d'ailleurs... comment elle avait fait pour voir la pomme me tomber dessus ? Elle m'espionnait c'était ça ? Déjà des admirateurs secrets mon petit Melvin ? Roh, je ne pense pas quand même. Ou alors, je l'avais alerté avec mon cris de tout à l'heure ? C'était également fort possible.

Et moi qui me croyait seul...
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 15 Déc - 15:48

« Je suis Miharu Okami ! »
Il se tourne vers moi et m’observe. Je suis soulagée de voir qu’il n’a même pas une égratignure et qu’il n’a pas l’air trop traumatisé non plus. Je me souviens qu’une fois, une vieille dame avait failli se taper une crise cardiaque juste sous mes yeux à cause de l’apparition soudaine de mon clone… J’ai vraiment eu la peur de ma vie ! Je ne voulais pas tuer des gens, moi…

« Oui, ça va très bien, merci. »

Il se tourne encore – mais vers la louve, cette fois.

« Et euh… Il est à toi ce loup ? Si oui, je pourrais récupérer ma vilaine pomme ? »

Non, il n’est vraiment pas traumatisé. Bah, peut-être qu’il connaît quelqu’un qui possède des animaux exotiques, du genre des loups ? En tout cas, ça fait plaisir de rencontrer quelqu’un qui ne vous agresse pas dès que vous faites une petite démonstration de votre pouvoir en vous faisant un topo sur la sécurité et tout ça…
Alors qu’il se lève, je pense à ce qu’il vient de me demander. Récupérer sa pomme ? Oui, c’est logique, mais ce serait peut-être plus difficile à faire qu’à dire. Je jette un regard à Amaterasu. L’héroïne s’est assise, la pomme posée juste devant elle. Par chance, le fruit n’est pas abîmé : je ne distingue aucune marque de crocs de là où je suis et, en plus, elle n’est pas écrasée ni réduite en bouillie ! La preuve que ma chérie est de bonne humeur, aujourd’hui. Enfin bon, je suppose que si elle ne l’avait pas été, elle se serait juste contentée de regarder le garçon se faire mal en ricanant au fond de moi. D’ailleurs, d’où est-ce qu’elle vient, Ama’ ? De mon âme ? De mon esprit ? De mes tripes ? Où est-ce qu’elle est quand je ne la fais pas apparaître ? De toute évidence, son esprit à elle est bien conservé et ne se renouvelle pas à chaque apparition vu qu’elle se souvient des gens qu’elle rencontre. A moins que son esprit soit juste un dédoublement du miens, ce qui voudrait dire qu’elle n’a pas d’âme et que je suis schizophrène.
Waw. C’est fou tout ce qu’il se passe dans ma tête…


« Ah et merci pour le coup de main, ou plutôt de patte… »

Je n’y crois pas : il ne m’a toujours pas égorgée pour avoir mis sa vie en danger. Il a cependant compris que la louve qui l’a presque attaqué m’appartient et pourtant, il n’a pas l’air de m’en vouloir… C’était vraiment une belle journée !

« Sans toi, je serais en train de me faire dévorer par une méchaaante pomme ! »

Il lève les bras au ciel et je souris, amusée, m’empêchant de rigoler de peur qu’il le prenne mal. Je comprends mieux pourquoi il ne m’en veut pas : ce mec prend la vie du bon côté, un peu comme moi. Je ne dirais pas qu’il est débile, non, justement : l’humain le plus intelligent n’est-il pas celui qui a appris à sourire ?

« Je m’appelle Melvin Shiro, je suis nouveau sur l’île, enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle… ? » fait-il en baissant les bras.

Tiens, un nouveau… A vrai dire, je croyais qu’il était sur l’île depuis plus longtemps que moi vu qu’il a l’air plus âgé. Mais ici, ça ne veut rien dire et j’ai tendance à l’oublier… Je ne suis là que depuis quelques mois et je ne suis pas encore tout à fait habituée à cette nouvelle réalité qui m’entoure.
Bon, à moi de me présenter. Je m’apprête à le faire mais suis coupée dans mon élan par une terrible envie de rire : Melvin nous dévisage tour à tour, Ama’ et moi, semblant comprendre. J’adore voir la tête des gens quand ils réalisent de quoi je suis capable, c’est si amusant ! Je vois la queue de ma louve remuer et sa tête se pencher sur le côté. Elle aussi a l’air de s’amuser. Peut-être que nous avons réellement un lien qui nous unit, finalement ! Ses yeux d’or me fixent et nos regards se croisent. Je sens mon sourire s’étirer un peu plus et c’est en riant à demi que je finis par me présenter.


« Je suis Miharu Okami, et je te présente Amaterasu. » fais-je en désignant celle-ci d’un geste de la main.

Pour moi, Ama’ est loin d’être un simple animal ou un simple clone, non, elle est bien plus que ça. C’est ma complice de toujours, et ce depuis ma plus tendre enfance… Je m’approche d’elle et m’assied, passant un bras autour de son cou pour l’attirer à moi. Dans cette position, la similarité de nos marquages était frappante.

« Tu l’as sûrement déjà compris, Amaterasu est le résultat de mon pouvoir. C’est mon clone ! »

Elle agite la queue et me léchouille le visage. Je ris, ramasse la pomme et me lève en m’essuyant la joue du revers de la main. J’espère que Melvin ne va pas me trouver bizarre ou dangereuse… Je lui tends la pomme, souriant toujours.

« Tiens. Et désolée pour ce que ma louve a fait, c’était dangereux… Je suis contente que tu n’aies rien. »

Parce que s’il avait quelque chose, j’allais me retrouver dans le bureau du directeur illico ! Je baisse la main avant de lui laisser le temps de récupérer son bien et croise mes bras dans le dos, me mettant à faire quelques tours sur moi-même en marchant jusqu’à un arbre proche. Là, je m’adosse au tronc rugueux et m’amuse à lancer la pomme d’une main à l’autre.

« Je ne suis pas ici depuis très longtemps, moi non plus. Je crois que ça fait… 6 ou 7 mois que je suis arrivée sur l’île. »

A mon tour de raconter ma vie ! Je continue à jouer négligemment avec la pomme, réfléchissant à ce que je pourrais dire ensuite. Bah, en fait, je n’avais rien d’intéressant à lui raconter… Je souris de ma propre bêtise et lui lance le fruit rouge, jugeant qu’il était assez adroit pour le rattraper.

« Alors, comme ça, tu peux faire léviter les fruits ? »

Drôle de pouvoir, tout bien réfléchi… Bah, chacun sa spécialité !

Indianred



Dernière édition par Miharu Okami le Mar 1 Jan - 18:47, édité 2 fois
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Melvin Shiro

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Psychic bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 25/11/2012
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Mar 18 Déc - 18:20

Et bah, j'étais si marrant que ça ? A peine quelques secondes après avoir compris et observé le pouvoir de la jeune fille, elle rigolait. Bon au moins c'était déjà ça de gagné, j'avais réussi à la faire rire ! Elle se présentait ensuite sous le nom de Miharu Okami. Et le loup, ou plutôt, la louve s’appelait Amaterasu. Comme la déesse japonaise du soleil ! Un très jolie choix de nom ! Enfin, ça lui allait bien. Alors comme ça, la louve lui appartenait vraiment ? Ouaaah, mais c’était vraiment cool ça, pouvoir se promener avec un loup, toute la journée à côté de soi ! Miharu s’approchait de l’animal et moi, je la suivais du regard, toujours content de voir que j’avais raison. Elle m’expliquait que c’était son clone, d’où les marques qu’elles avaient toutes les deux sur le visage, ces traits rouges. C’était assez étrange d’ailleurs, elle les avait fait elle-même ? Ou bien elle avait déjà tous ces « gribouillage » à la naissance ? Réellement, je ne savais pas, mais ça aller sûrement être une de mes prochaines questions ! Mais d’abord, je laissais la fille parler ! C’est bien beau de se taper la causette, mais à soi-même vaut mieux éviter, on dit que ça nous donne un côté ‘’fou‘’.
La jeune fille ramassa ensuite la pomme, près de la louve et me la tend. Oh mais c’est tellement gentil de sa part ! Mais vous savez ce qu’on dit ? Les filles, c’est trop des méchantes ! En fait, c’était une feinte ! Elle a baissé la main quand j’ai tendu la mienne, en souriant dans le genre « Tu la veux ? Et bah tu l’auras pas ! » Je tends le bras vers elle, m’avançant de quelques millimètres. Mais euh… c’est vraiment pas gentil ça ! Et voilà qu’elle s’amuse avec la pomme maintenant ! Attention, warning, warning ! Ne la fait pas tomber !! Je la regarde avec des grands yeux, bouche mi entre-ouverte. Je n’allais pas lui sauter dessus pour la récupérer, je n’étais pas une personne aussi attaché que ça à la nourriture, voyons. Et de plus, il y avait sa louve qu’il allait me déchiqueter à la moindre opportunité. Je le savais, j’en étais sûr ! Ce loup avait un regard docile mais tout aussi joueur, alors je m’en méfié un peu même si elle m’avait un peu sauvé la vie.

Alors comme ça, elle était là depuis 6 mois, à peu près ? Et bah, ça ne faisait pas très longtemps non plus. Enfin quoi que, si c’était une première année, ce qui était fort possible, rien de plus normal que d’avoir commencé il y a peu de temps à être sur cette île. Mais bref, je m’égare, non ?
Elle me lança le fruit, d’un geste pas très soigneux, un peu de respect pour la pomme quand même ! Je rattrapais le fruit sans trop de difficulté, vue la distance qui nous séparait. Si je pouvais faire léviter des fruits ? Bah oui, je crois bien qu’elle avait eu une petite démonstration en direct ! Je hochais la tête, pour ensuite rajouter une petite phrase explicative concernant mon pouvoir.

« Oui, mon pouvoir me sert à faire bouger des objets, ou comme avec la pomme, les faire carrément léviter. Mais il ne faut pas croire, c’est bien dur de faire tout ça, j’étais justement en train de m’entrainer avec cette pomme » dis-je, en montrant le précieux fruit que je venais de récupérer. « M’enfin, comme tu as pu t’en rendre compte, ça a un eu foiré… un tout petit peu. » Et ouais. Bon, il fallait repartir sur un autre sujet et attention… *roulement de tambour* Question du jour ! « Et dis-moi, les traits que tu as en commun avec ta louve, ils proviennent d’où ? » Oui, c’était très important, pour moi.

Et oui, moi je n’avais pas de traits de couleurs sur moi, donc comme tous les personnes du monde, je suis intrigué ! Mais je n’allais pas en rester là non. « Et tu gardes ta louve… » Un bruit désagréable provenu de mon ventre, oups ! Sur le coup, j’avais complètement oublié de manger, bravo Melvin, on se faisait passer pour quoi maintenant, hein ? Incroyable ces enfants ! Je pris la pomme dans ma main droite et regardais ensuite Miharu, en rigolant. Il valait mieux prendre ça à la rigolade, non ? « Ca ne te dérangerait pas si on mangeait la pomme ? Comme tu es là, enfin, vous êtes là, autant partager, ça ne me dérange pas. » Quel généreux ce Melvin et en plus, qu’elles veuillent ou pas manger un bout, je n’allais pas me faire prier de mon côté, oh ça non ! Les entrainements dans le genre, ça creuse, mais vraiment ! Et de plus, je n’avais rien mangé le matin moi, j’avais pris cette pomme spécialement pour la manger mais comme on dit, il faut mêler l’utile à l’agréable.
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 29 Déc - 22:12

« Tu as déjà balancé des trucs sur les gens ? »
Il rattrape la pomme sans soucis, comme je m’y attendais. Je souris gentiment en regardant Amaterasu se coucher du coin de l’œil. Elle bâille, dévoilant ainsi ses crocs inquiétants, mais reste vigilante, juste au cas où. Je devine qu’elle surveille toujours Melvin même si elle a compris qu’il ne représentait pas vraiment un danger. Mais une louve est une louve et quoi que j’essaie de faire, Ama’ restera toujours un animal méfiant.

« Oui, mon pouvoir me sert à faire bouger des objets, ou comme avec la pomme, les faire carrément léviter. Mais il ne faut pas croire, c’est bien dur de faire tout ça, j’étais justement en train de m’entrainer avec cette pomme. »

J’acquiesce sans rien dire pour lui faire signe que je l’écoute. Je ne voudrais pas qu’il pense que je suis assez malpolie pour ne m’occuper que de mon clone ! C’est vrai que j’en parle beaucoup, mais que voulez-vous ? Elle fait partie de ma vie depuis si longtemps, je ne peux pas faire autrement !

« M’enfin, comme tu as pu t’en rendre compte, ça a un peu foiré… un tout petit peu. »

Je souris encore plus mais fais tout mon possible pour ne pas rire. Oui, j’avais bien pu m’en rendre compte ! M’enfin bon, ce n’était pas si mal que ça vu que ça m’avait permis de le rencontrer et de me faire un nouvel ami. Certes, nous venons tout juste de faire connaissance, et alors ? Je suis déjà certaine que nous serons de bons amis ! Melvin est tellement amusant, je n’arrête pas de sourire comme une débile depuis que nous nous parlons.

« Et dis-moi, les traits que tu as en commun avec ta louve, ils proviennent d’où ? »

Ah, mes tatouages… Il est l’un des rares à oser me poser la question. Je ne sais pas pourquoi mais ce sujet semble tabou, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre en voyant l’hésitation dont faisaient preuve mes autres camarades avant de me demander des explications. Peut-être ont-ils juste peur de me vexer… ? Je ne vois vraiment pas pourquoi, le fait qu’on me demande ça ne me pose aucun problème ! Ce n’est pas comme si j’étais une rebelle attardée qui veut juste se faire remarquer en provoquant de par son apparence.

« Et tu gardes ta louve… »

Dis donc, même pas le temps de répondre à une question qu’il en pose déjà une autre ! Mais je n’ai pas de quoi me plaindre : son enthousiasme me fait plaisir. Cependant, Melvin est coupé en pleine phrase par un bruit que je ne reconnais pas immédiatement, peu habituée que je suis à l’entendre. Il faut dire que même si je n’ai pas faim, je ne loupe jamais un repas et me retrouver sans rien dans l’estomac est rare.

« Ca ne te dérangerait pas si on mangeait la pomme ? Comme tu es là, enfin, vous êtes là, autant partager, ça ne me dérange pas. »

Son rire un peu gêné et ses paroles éclairent ma lanterne. Son ventre ! C’était son ventre qui réclamait de la nourriture ! Ah, tout s’explique ! Un large sourire apparaît – encore une fois – sur mon visage. Loin de moi l’idée de me moquer, mais la situation est tellement cocasse… Quoiqu’il en soit, pas question de lui piquer sa pomme !

« Merci mais je te la laisse, tu as l’air d’avoir faim et je ne crois pas qu’il y en ait assez pour trois. Et puis, Ama’ n’aime pas vraiment les fruits, si tu vois ce que je veux dire… »

En espérant qu’il ne la prenne pas pour un carnivore sanguinaire… ce qu’elle est, tout bien réfléchi. Tiens, en parlant d’elle… Je jette un coup d’œil dans sa direction pour découvrir que le gargouillement du ventre de Melvin l’avait réveillée. Même si elle est toujours couchée, ses sens sont en alerte et elle cherche « ce qui ne va pas ». Je lui fais un petit signe de la main, quelque chose qui voudrait dire « calme-toi, tout va bien ». Elle comprend et se calme aussitôt, redevenant aussi tranquille qu’avant. Je reporte alors mon attention sur Melvin pour répondre à ses précédentes questions.

« Mes marques, c’est un homme d’ici qui me les a faites. C’était quelques jours après mon arrivée, je crois… J’étais toute contente quand on m’a expliqué mon pouvoir, alors j’en ai profité à souhait ! Je n’arrêtais pas d’invoquer Ama’, et tant pis si ça m’épuisait… Le problème, c’était que les gens croyaient qu’Ama’ n’était qu’une chienne toute blanche, alors ils ne se méfiaient pas et ça a créé quelques accidents… La faute à son sang de louve : elle n’est pas docile du tout et peut se montrer dangereuse. Du coup, un homme qui a le pouvoir d’insérer des couleurs dans n’importe quelle matière m’a fait ça. Comme Ama’ est mon clone, ça s’est immédiatement répercuté sur elle et comme ça, tout le monde sait à quoi s’en tenir en la voyant. En ville, presque tout le monde me connait !»

Eh oui, c’est que je suis une célébrité, moi ! Et tant pis si je suis surtout réputée pour les bêtises de ma louve, au moins, je suis populaire !

« Le seul problème, c’est que ce n’est pas réversible… Mais je suppose que c’est le prix à payer pour vivre en communauté… »

Mon regard s’assombrit un court instant – l’espace d’une seconde à peine. Reprends-toi, Miharu ! Haut les cœurs, il ne faut pas se laisser abattre ! Je reprends, d’un ton plus enjoué :

« Enfin bon, c’est mieux comme ça ! Imagine-moi sans mes marques, le visage tout blanc, avec mes cheveux blancs, ça fait trop fantôme morbide… »

Je fais une petite grimace pour illustrer mon dégoût avant de reprendre un visage normal.

« Et avant que tu ne le demandes, je suis albinos, c’est pour ça que mes yeux et mes cheveux sont comme ça… Mais ne t’en fais pas, ce n’est pas contagieux et je suis presque totalement immunisée contre les effets néfastes de l’albinisme ! »

Je souris, préférant prendre ça à la rigolade alors que c’est tout sauf amusant. En fait, je n’aime pas trop en parler… Les gens ont tendance à voir ma maladie comme un handicap alors que ce n’est pas le cas, vu que le soleil ne me fait rien ! Mais ça, même si on vit aux Bermudes, c’est difficile à comprendre… Alors, aussi simplement que ça, je change de sujet…

« Tu voulais me demander si Ama’ est avec moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’est ça ? Eh bien non, ce serait beaucoup trop fatiguant… Je l’invoque un moment, puis elle disparaît, comme un rayon de soleil s’efface à cause des nuages… Pour l’instant, mon record est de l’avoir gardée deux heures et quarante-sept minutes à mes côtés ! Pas mal, hein ? Quant à la fréquence entre ses apparitions, je peux l’appeler une fois tous les jours si elle ne reste pas longtemps mais en moyenne, je l’appelle une à deux fois par semaine. Les professeurs disent que trois fois, c’est déjà de trop et qu’il faut me ménager… »

En plus de raconter ma vie, voilà que je me mets à faire un exposé ! C’est que ce sujet me passionne, comprenez-moi… N’empêche que je vais avoir l’air imbue de moi-même si je continue à ne parler que de ma propre personne…

« Et toi, tu as des records en ce qui concerne ton pouvoir ? Le plus gros objet que tu as su déplacer ? La plus grande distance sur laquelle tu as fait bouger quelque chose ? »

Je réfléchis un peu avant de me décider à lui demander ce qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà.

« Et… Tu as déjà balancé des trucs sur les gens ? »

Moi, une mauvaise graine ? Mais non, absolument pas ! Je suis curieuse, voilà tout…

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Melvin Shiro

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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 5 Jan - 15:00

Alors comme ça elle n’en voulait pas ? Et sa louve n’aimait pas les fruits ? Eh bien, ce n’était vraiment pas de chance ça ! Les fruits, c’est gorgé de jus, de vitamine et de petits vers ! Et le jus c’est super bon car avec, on peut manger et boire en même temps, enfin, techniquement. La vitamine et toutes les autres propriétés, c’est très bon pour le corps, même que les nutritionnistes le disent. Après pour les vers et bien… faut juste avoir de la chance et ne pas tomber dessus. Moi, ça m’est déjà arrivé quelques fois, mais bon, ça fait une petite ration de viande, que voulez –vous. D’un côté, j’avais terriblement faim, mon ventre criait la mort et j’allais agoniser dans peu de temps si je ne mangeais pas. D’un autre, c’est terriblement impoli de manger devant quelqu’un d’autre, même si cette personne a refusé de partager et a dit de tout garder pour soi. Que dois-je faire ?! Un long autre gargouillement me fit alors choisir, tant pis, après tout, je lui avais proposé ! Je frottai la pomme contre ma manche et je croquai doucement dedans regardant la jeune fille pour ensuite faire rejoindre mes mains derrière mon dos, tenant fermement ma pomme. Je ne voulais pas lui mettre l’eau la bouche, c’est pourquoi, tout en l’écoutant, je mâchais doucement, essayant de faire le minimum de mouvements avec ma bouche.

Alors comme ça elle était là depuis un petit bout de temps ! Et quand elle était arrivée sur l’île, elle n’avait pas de traces rouges sur le visage. Comme c’est intéressant, pouvoir modifier la couleur de n’importe quoi, la personne qui a du faire les marques sur le visage de Miharu doit vraiment contrôler son pouvoir à son maximum pour ça, le travail est vraiment parfait. Invoquer tout le temps son ‘’familier ‘’ ? C’est vrai qu’utiliser à tort et à travers son pouvoir n’est pas des plus simples ! Surtout que l’avoir en conséquence à côté d’elle réduit fortement son énergie. Mais je comprends bien, moi aussi quand j’ai découvert mon pouvoir, j’ai eu un petit moment d’adaptation et ensuite, je m’amusais à tout faire bouger, un vrai carnage ! Papa n’aimait pas trop ça, de peur que quelqu’un me traite de sorcier. Des accidents ? C’est sûr que bien dressé, un animal peut être très docile mais si j’avais tout compris, c’était les premières fois qu’elle faisait apparaître son clone. Ça allait être dur pour elle ! D’un côté, elle devait apprendre à maîtriser son pouvoir, de l’autre, elle devait aussi éduquer sa louve, pour éviter justement les bêtises, comme elle faisait dans le passé, une fois arrivée ici. Je croquais une nouvelle fois dans ma pomme, mon ventre s’apaisait peu à peu dès que les petits morceaux d’aliments tombaient dans mon estomac et depuis, il ne faisait plus de bruits désagréables. Tant mieux ! Elle continua de parler, je l’écoutai attentivement de mon côté, c’est toujours bien de savoir avec qui on parle, je trouve.
Elle était née albinos, une drôle de maladie je trouve ! Non pas que ce soit marrant, mais que c’est plutôt… anormal ? Oui, naître ‘’anormalement‘’, ça ne doit pas être facile tous les jours surtout pour la vie en communauté. Mais, elle a l’air de plutôt bien se porter, c’est l’essentiel ! Ensuite, comme je l’avais compris, elle m’expliqua qu’Ama’ ne restait pas tout le temps à côté d’elle pour éviter de l’épuiser. Hmm… Si c’était le cas, elle devait peut-être faire disparaître sa louve, non ? Ca éviterait qu’elle se blesse ou qu’elle fasse un malaise ! Mais bon, ce n’était pas à moi de lui dire quoi faire, après tout, elle savait sûrement quand elle devait utiliser et quand elle devait rompre le contact avec. Comme les professeurs l’ont dit, il faut qu’elle se ménage pour ne pas finir dans la poussière. Elle changea bien vite de sujet, passant de son pouvoir au miens. Ça ne me dérangeait pas qu’on parle d’elle ! Enfin, d’elle et de son clone bien sûr. C’était un peu son pouvoir quand même. M’enfin, autant parler un peu non ? Ma pomme était déjà croqué à moitié et j’écoutais toujours avec le même engouement sa voix. Une très jolie voix d’ailleurs, douce et mélodieuse, ça donnait vraiment envie d’écouter ses petites histoires ! Mais, elle n’était pas là pour ça apparemment et ça la gênait un peu de ne parler que d’elle. D’un côté ça se comprenait. Il faut vraiment être narcissique pour parler des heures et des heures rien que de soi-même ! Elle me demandait si j’avais un record concernant mon pouvoir, elle c’était d’avoir fait apparaître sa louve pendant 2h47, c’était vraiment pas mal, ça demandait quand même de l’énergie ! Ensuite, elle me posa une drôle de question et d’ailleurs j’y répondis tout en souriant.

« Une fois oui, lorsque j’étais vraiment énervé, j’ai envoyé un caillou dans le dos d’une grosse brute sans cervelle, heureusement, personne ne m’a vu et il a accusé d’autres personnes. » Une salle affaire il faut dire, ce garçon m’avait vraiment énervé, à un point que je ne pouvais plus contrôler mon pouvoir. Mais ça remonte déjà à quelques mois voir presque 1 année ou deux. Malgré le fait que je venais à peine d’arriver sur cette île, celle du Japon me manquait déjà. Nostalgie quand tu nous tiens ! Je secouais un peu la tête pour ensuite répondre à sa première question. « Et pour mon record… Hmm… Je dirais que le plus gros objet que j’ai pu soulever était un livre, pas très fameux hein ! Et le plus longtemps, je n’ai jamais vraiment calculé. » Finissais-je en haussant légèrement les épaules, les concours ce n’était pas vraiment mon truc il faut dire et quand je me servais de mon pouvoir, c’était surtout pour l’améliorer, non pas pour un quelconque concours. Le jour où je soulèverai une montagne, je pense que je pourrai considérer ça comme un record ! Mais pour l’instant rien.

Je souriais, bêtement comme ça. En fait, je ne savais pas trop quoi lui dire. Mon pouvoir n’a pas accompli de grande chose, il ne m’a pas non plus causé de soucis, non pas que je sois narcissique au point de parler que de ça, mais elle m’avait raconté son don dans les moindres détails, alors que je ne pouvais pas en faire autant… Tant pis, j’allais devoir utiliser la manière forte ! Je concentrai mon aura vers un petit objet qui se trouvait dans l’herbe, à quelques mètres de là où je me trouvais. J’étais plutôt surpris que mon pouvoir se soit « focalisé » sur un objet aussi loin mais soit. L’objet avançait peu à peu, d’ici, je pouvais voir que c’était un objet en métal, un peu rouillé, je m’approchais et ramassais la relique qui n’était qu’en fait une petite pièce d’argent que quelqu’un avait dû égarer. Je me retournais vers Miharu, brandissant ma découverte avec fierté.

« Et même que des fois, c’est très pratique de pouvoir bouger les objets comme on le souhaite ! Ça ne t’est jamais arrivé de faire tomber quelque chose dans une bouche d’égout ? C’est très frustrant quand ça arrive, surtout quand on ne peut pas récupérer l’objet en question hein. Je me demande à qui appartenait cette pièce. Et… » Et sans que je puisse finir ma phrase, des frétillements d’herbes me coupèrent dans mon élan. Je reculais un peu, pour finir à côté de la jeune fille, c’était un monstre qui allait sortir de derrière les hautes herbes ! Deux secondes après, un petit lapin fit surface, se gratouillant les oreilles, encore ébloui par la lumière du soleil. Alors… j’avais eu peur d’un lapin ? … La honte ! Le petit être blanc regarda bouche bée autour de lui et, à la vue de la louve, il détala et rebroussa chemin. Il ne voulait pas se faire manger, c’est ça ? Je me remis en face de la jeune fille, comme si rien ne s’était passé. En fait, je voulais vite oublier cette histoire, avoir peur d’un lapin… Mon dieu ! « Et comme je disais, j’ai de la chance d’avoir eu ce pouvoir ! Et même que… » Et non, je n’allais vraiment pas pouvoir sortir une phrase correct, autre chose venait en notre direction, cette fois, le lapin n’allait pas me faire peur. Je me retournais, et tout en ouvrant grand les yeux, je me reculais de quelques pas quand je vue jaillir devant mes yeux un très grand et gros tigre blanc. Il ne prêta pas plus attention à nous et partit en direction d’autre étudiant. Je tournais doucement ma tête pour regarder Miharu et, sans plus bouger, je continuais de parler. « Tu crois que… c’est l’œuvre d’un pouvoir ce gros tigre blanc ? » A mon avis, oui. C’était peu probable que des tigres vivent sur cette île, peut-être que c’était une transformation animale ? Je n’avais pas vraiment envie de le savoir. Avec ses grosses dents, le tigre pouvait me croquer en moins de deux, et je tenais à ma vie !


PS : Voilà pour la petite idée, j'espère que ça te plaira ! xD
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Mar 15 Jan - 14:29

« Je n’ai pas très envie de rester ici pour m’en assurer… »

« Une fois oui, lorsque j’étais vraiment énervé, j’ai envoyé un caillou dans le dos d’une grosse brute sans cervelle, heureusement, personne ne m’a vu et il a accusé d’autres personnes. »

Un caillou ? Un simple caillou ? Et dans le dos, en plus ? Si j’avais été à la place de Melvin, j’aurais sûrement envoyé quelque chose de plus consistant et à un endroit plus sensible, quitte à utiliser mes mains pour ça si ma maîtrise du pouvoir ne le permettait pas… En tout cas, voilà qui me met bien en garde ! Maintenant, je sais que si un objet me heurte sans lanceur apparent, le coupable sera Melvin ! Je le regarde, voulant lui dire quelque chose, mais ce que je lis dans ses yeux me coupe net. Il y a de la tristesse dans ses yeux… Comme s’il repensait à quelque chose qui lui manque, sûrement à de bons souvenirs de chez lui. Je souris tristement, comprenant la nostalgie qui l’a envahi. Pour lui qui est nouveau ici, ça doit être dur de s’habituer à ne plus voir sa famille et ses amis tous les jours… Enfin, même pour moi qui vit dans les Bermudes depuis plus longtemps, la séparation reste difficile…

« Et pour mon record… Hmm… Je dirais que le plus gros objet que j’ai pu soulever était un livre, pas très fameux hein ! Et le plus longtemps, je n’ai jamais vraiment calculé. »

Un livre… Utile pour prendre un ouvrage en hauteur dans une bibliothèque immense. En fait, plus j’y pense et plus je me dis que le pouvoir de Melvin est cent fois plus utile que le mien. A quoi me sert une louve, sinon à faire des bêtises ? Si j’avais eu un clone normal, j’aurais au moins pu sécher les cours en l’utilisant pour le faire se passer pour moi en classe, mais là… Quoiqu’il en soit, je ne regrette pas d’avoir rencontré Amaterasu. Car, plus qu’une découverte de pouvoir, c’était une véritable rencontre que j’ai vécu. Et pour rien au monde je n’échangerai ma louve contre autre chose…
Tiens, le regard de Melvin a encore changé. Là, il est plus sérieux, comme s’il essayait de faire quelque chose… Intriguée, je me tourne dans la direction où il regarde et, petit à petit, je vois un petit objet s’approcher tout seul, comme par magie… Par magie ? Oui, c’était presque ça, en fait. Melvin me faisait une démonstration de son pouvoir en live, quelle chance ! Le petit objet brille au soleil et mon ami le ramasse pour me montrer ce que c’est : une pièce de monnaie.


« Et même que des fois, c’est très pratique de pouvoir bouger les objets comme on le souhaite ! Ça ne t’est jamais arrivé de faire tomber quelque chose dans une bouche d’égout ? C’est très frustrant quand ça arrive, surtout quand on ne peut pas récupérer l’objet en question hein. Je me demande à qui appartenait cette pièce. Et… »

Il s’arrête en plein milieu de sa phrase et je me demande pourquoi, n’ayant pas remarqué le mouvement d’herbes. Il recule un peu jusqu’à se tenir à mes côtés, tenant toujours la pièce au creux de sa paume. Une nouvelle fois, je dois suivre son regard pour comprendre ce qu’il se passe : un bouquet d’herbes s’agite bizarrement, à peine à un mètre de nous. Instinctivement, mes yeux se tournent vers Amaterasu mais celle-ci n’a pas bougé. Donc, il n’y a pas de danger. En effet, un petit lapin blanc ne tarde pas à sauter hors des hautes herbes. Il regarde autour de lui et détale à la vue de la louve. Mais il n’a rien à craindre : ça fait bien longtemps maintenant que mon clone ne chasse plus pour trouver sa nourriture… Je souris doucement en pensant au lapin blanc : ses yeux étaient rouges, comme les miens. Le petit était albinos, lui aussi… Et si je le suivais ? Peut-être qu’il m’emmènera dans un pays merveilleux ? Ah, mais que dis-je ? J’y suis déjà, dans le Pays des Merveilles… Son nom ? New Age.

« Et comme je disais, j’ai de la chance d’avoir eu ce pouvoir ! Et même que… »

Je regarde derrière Melvin qui s’était replacé devant moi, les yeux écarquillés. Cette fois, ce n’était pas une simple touffe d’herbes qui s’agitait mais un véritable fourré… Amaterasu s’était levée et fixait les buissons avec nervosité. Je la regarde avec angoisse trépigner. Elle a envie de fuir mais ne veut pas non plus m’abandonner. Oh bon sang, mais que se passe-t-il ?
La réponse vient avec un tigre blanc massif qui, une patte après l’autre, s’avance hors de sa cachette avec majesté. Ama’ a le ventre au ras du sol et gronde doucement. Moi, j’ai peur. Mais, par bonheur, le fauve nous regarde à peine et s’en va. Cependant, son départ ne me rassure pas : et s’il était intelligent, à l’instar de mon clone ? Et s’il comptait nous avoir par derrière ?


« Tu crois que… c’est l’œuvre d’un pouvoir ce gros tigre blanc ? »

Je doute que ce soit un tigre échappé du zoo de la ville et, même s’il était possible que des tigres sauvages vivent ici, pénétrer dans l’enceinte du pensionnat était impossible… Donc, à n’en pas douter, cet animal était le fruit d’un pouvoir. J’acquiesce doucement, nerveuse de voir que mon clone ne s’était absolument pas calmé et que, même si elle s’était relevée, Amaterasu se tenait aux aguets, marchant lentement autour de nous.

« A vrai dire, je n’ai pas très envie de rester ici pour m’en assurer… »

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Je fais volte-face sans prévenir et me mets à courir un peu au hasard, mon but étant de mettre de la distance entre le tigre et moi-même. J’espère que Melvin me suit mais je n’ose pas regarder en arrière pour vérifier. Moi, trouillarde ? Et alors, je suis une fille, j’ai bien le droit de l’être ! En courant, j’arrive sans le savoir à l’endroit où, plus tôt dans la matinée, je m’étais assise pour peindre pendant près de deux heures. Je m’arrête aussitôt, apercevant mon matériel de peinture et le parchemin où j’avais exercé mon art dans le même état que je les avais laissés. J’oublie le tigre et me penche pour ramasser le parchemin. L’encre a séché mais le résultat, à mes yeux, n’est vraiment pas terrible… J’entends Amaterasu déraper derrière moi pour venir s’asseoir à mes pieds. Je m’en rends à peine compte, perdue que je suis dans les traits noirs formant ma peinture.

« Il faudrait vraiment que je m’améliore… »

Quand je peins ou quand j’observe mes œuvres, j’ai souvent des moments d’absence où je me parle à moi-même, comme maintenant. Un peu perfectionniste sur les bords, aucune de mes peintures n’a jamais été à la hauteur de mes exigences. Voilà pourquoi je n’ai pas intégré le club d’art : je suis bien trop médiocre pour ça. La seule chose que je réussis, c’est la calligraphie, mais là encore, je décèle souvent de nombreux problèmes…
En ce qui concerne mon œuvre actuelle, je trouve mes traits trop grossiers et les zones d’ombre mal faites. Les fleurs de cerisier que j’ai essayé de reproduire ne ressemblent à rien et les oiseaux ont plus l’air de mouettes malformées que d’autre chose…



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Melvin Shiro

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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Mer 16 Jan - 19:00

J’étais sur le point de parler, continuer mon raisonnement sur le mystérieux tigre. C’était fort possible que ce soit le fruit d’un pouvoir, transformation animal, ou même clone animal, comme le don que possédait Miharu. Après tout, il n’y avait pas beaucoup de tigre sur cette île, voir peut-être pas du tout, à l’état sauvage en tout cas. Malheureusement pour moi, je n’eus pas le temps de le dire. La jeune fille avait sorti une phrase en deux secondes douze et elle venait de détaler comme un lapin, suivit de sa louve. Elle au moins, elle avait eu le temps de réagir, moi, je n’avais eu le temps que de la regarder partir avec de grands yeux, tendre le bras vers elle et lancer un « Attend » qui résonna en vain dans les jardins. Je regardais de gauche à droite autour de moi et je me mis à courir dans la direction de la jeune fille, espérant la retrouver non loin d’ici ou au moins, la rattraper un peu. Je vois, non loin d’ici, la jeune louve et sa maîtresse. Ouf, au moins, je ne les avais pas perdues ces deux-là ! Je m’approche un peu, entendant ce qu’elle semblait dire à sa louve. Il faudrait qu’elle s’améliore ? Améliorer quoi ? Je les rejoins, encore tout essoufflé de la course que j’ai dû mener sur… quelques mètres. Je regarde autour de moi et vois un petit chevalet où une peinture à encre séchée trône.

Tout en marchant à petit pas, j’observe le tableau que je trouve très bien réussi ! J’adresse un léger sourire à Miharu et m’exprime ensuite, non pas directement sur l’œuvre, mais plutôt sur le fait qu’elle soit partie aussi vite. « Je ne pensais pas te voir partir aussi vite dis donc ! Heureusement que tu n’es pas allée loin, je ne sais pas si je t’aurais retrouvé sinon ! » Je rigolais un peu, me voulant amical, il ne fallait pas le prendre mal, je ne m’y attendais pas du tout, c’était tout. Je me retournais ensuite vers le tableau, mains croisées dans le dos. Une jolie peinture qui semblait représenter un cerisier, du moins, c'était ce que j'avais pu conclure en voyant les fleurs roses éparpillées sur les branches d'un tronc assez noirci. Des volatiles semblait danser tout autour, léger comme l'air. « C’est toi qui a fait ça ? C’est tout simplement magnifique ! Les couleurs sont harmonieuses et les oiseaux sont très bien représentés. » Je marque une courte pause, soufflant un peu, regardant un peu le matériel éparpillé autour d’elle, de l’encre, de la peinture, des pinceaux, tout pour peindre dans la nature ! C’était vraiment génial. Je tendis mes bras et d’un air joyeux, je rajoutais « Tu es une artiste ! »

Je la voyais déjà en tenue de soie, couronne, diadème, bijoux en or et diamant valant une fortune. Coiffé élégamment, son teint blanc mis en valeur par des projecteurs dans les plus grands musées avec un verre de champagne à la main. Présentant tour à tour ses plus grandes œuvres diverses et variées à un large public riche et très populaire. Des hommes politiques, important et même des ministres… et pourquoi pas le président des Etats Unis ? Oh oui, pourquoi pas ! J’étais en train de rêver, littéralement, je le savais. Mais qui c’est ? Peut-être que… j’étais le premier à voir ses œuvres et qu’alors, quand elle sera riche et célèbre, elle penserait à moi et m’enverrait de l’argent ? Ou mieux encore, m’offrirait un château ! Remplit de ses tableaux et divers arts. … Oui bon, les rêves éveillés, ce n’était pas vraiment super, surtout les miens, mais pourquoi pas ! L’espoir fait vivre comme on dit. Je ne voulais pas me risquer à lui poser d’autres questions sur la peinture, de peur de l’ennuyer et surtout de la vexer. Pourquoi ? Tout simplement que j’étais tout une vraie quiche en art, surtout la peinture. Les seuls « tableaux » que j’avais fait dans ma vie c’était en maternelle et c’était des dessins de bonhommes filiformes, sans habits, avec une maison, un arbre et ma famille autour. Autant dire que ce n’était pas une œuvre qu’on allait vendre aux enchères 100 000 000€ !

Malgré ça, je me demandais si elle avait fait d’autre tableau ou dessin, si sa louve l’aidait à peindre par exemple ! Si elle exposé ses créations quelque part ou même, si elle faisait partie du club artistique de l’académie ! Toutes ses petites questions trottinaient dans ma tête, pourtant je ne les lui posais pas. A vrai dire, ce n’était pas le bon moment pour. Elle voulait peut-être me semer, en profitant du tigre comme prétexte pour me quitter rapidement et pouvoir continuer à peindre tranquillement sans qu’un jeune comme moi crie sur une pauvre pomme et lui demande pas très gentiment de se soulever dans les airs. Si c’était réellement le cas, je pouvais bien la laisser continuer de peindre et moi, rentrer à l’académie, ni plus ni moins.
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 19 Jan - 18:53

« Ja mata ne... »

« Je ne pensais pas te voir partir aussi vite dis donc ! Heureusement que tu n’es pas allée loin, je ne sais pas si je t’aurais retrouvée sinon ! »

Cette voix me fait sursauter et, l’espace d’un centième de seconde, je me demande où je suis. Je tourne le visage vers Melvin et lui sourit instinctivement, tous les événements précédents – la pomme, mon clone, la pièce, le tigre – me revenant en mémoire. Le garçon m’a surprise : profondément perdue dans mon monde, toute notion temporelle m’avait quittée.

« Désolée d’avoir détalé aussi vite, mais j’ai tendance à ne pas trop avoir confiance dans les animaux que je ne connais pas depuis que… »

Je louche en direction d’Amaterasu, faisant ainsi référence à ses nombreuses bêtises et ses incessants mauvais tours. Franchement, question imprévisibilité, j’avais eu ma dose depuis bien longtemps et ça n’en finissait toujours pas ! Mais je l’aime comme elle est, ma grosse boule de poils. Cependant, je préfère nettement éviter la confrontation entre deux animaux magiques… Je m’approche de la louve et m’accroupis en face d’elle pour lui gratouiller le museau, faisant à peine attention à Melvin et à ma peinture à laquelle je m’intéressais pourtant beaucoup quelques minutes plus tôt. Avec moi, c’est tout ou rien : les deux mondes que représentent mon art et mes amis sont nettement séparés et je ne peux m’intéresser qu’à un des deux, pas les deux en même temps.

« C’est toi qui a fait ça ? C’est tout simplement magnifique ! Les couleurs sont harmonieuses et les oiseaux sont très bien représentés. »

Je me retourne et me relève vivement. Melvin est planté devant ma peinture et l’observe. Moi, je crois que j’ai peur. Il ment : ce n’est pas magnifique. Je baisse les yeux. Voilà pourquoi je n’ai jamais rejoint le club d’art : je ne supporte pas que les autres voient mes œuvres. J’ai bien trop peur de leur regard, de leur jugement. Difficile à croire que mon seul complexe soit ma passion, n’est-ce pas ? C’est pourtant vrai… Cependant, ce complexe est vraiment bizarre. Jamais personne ne m’a dit de choses méchantes concernant ce que je peins et cette peur me vient de nulle part…

« Tu es une artiste ! »

J’ose à peine lever les yeux vers lui. Mais, étonnamment, Melvin sourit et a l’air sincère. Moi, j’ai sûrement l’air gênée et timide, ce que je ne suis d’habitude absolument pas. Mais il faut me comprendre : celle que je suis en exerçant mon art est totalement différente de celle que je suis dans la vie de tous les jours. Ma personnalité possède deux facettes bien distinctes et il est rare qu’elles se retrouvent mêlées dans une situation comme celle d’aujourd’hui…

« Merci mais… tu le penses vraiment ? »

Ma voix est faible, presque un chuchotement. Puis, je sens quelque chose tirer doucement sur le bas de mon habit et je peux constater, en baissant les yeux, qu’il s’agit d’Amaterasu. La louve me fixe de ses yeux ambrés et je comprends ce qu’elle veut. Je m’accroupis pour me mettre à sa hauteur et passe les bras autour de son large cou.

« Ja mata ne… » lui murmuré-je dans ma langue natale.

La louve blanche se tourne vers moi et pose habilement une patte sur mon épaule, comme pour me faire un câlin. Et puis, dans un souffle de vent, elle disparaît. Les disparitions de mon clone ne sont pas spectaculaires et ne se soldent jamais par un feu d’artifice géant. Non, quand Amaterasu retourne de là où elle vient, on dirait qu’elle se transforme, parfois en fleur, parfois en petites lucioles, et parfois en douce brise, comme aujourd’hui… La plupart du temps, ces départs reflètent en quelque sorte mon humeur, mais je n’en suis pas vraiment encore sûre…
Je me relève et regarde Melvin en souriant, ayant repris mon entrain habituel.


« Ça commençait à faire longtemps… »

Ma voix n’a plus rien à voir avec celle d’un peu plus tôt. Je suis redevenue Miharu, Miharu la normale. Je me rapproche du chevalet et de Melvin, observant le cerisier avec un peu de nostalgie.

« Je ne peins pas bien : cet arbre et ces oiseaux n’ont rien à voir avec ceux qu’on peut voir chez moi… »

Toutes les choses que j’essaie de reproduire en peinture représentent quelque chose pour moi : mon ancienne vie, mes anciens amis, ma famille ou mon clone. Je projette d’y rajouter ma nouvelle vie et mes nouveaux amis, mais je n’ai pas encore eu le temps de mener ce projet à bien. C’est justement pour ça que je dévalorise tant mes œuvres : je ne parviens pas à faire ressentir au travers de mes peintures ce que je ressentirais devant le véritable paysage. Car c’est là le véritable objectif de nous autres peintres : faire découvrir un monde au travers de simples images…

« Mais je suppose que tu l’as déjà remarqué, non ? Toi… Tu as déjà vu de véritables cerisiers du Japon dans leur élément naturel, n’est-ce pas ? »

Au début, j’avais des doutes, mais maintenant, j’en suis presque certaine : Melvin est japonais, lui aussi. Déjà, son nom : Shiro. Et puis, ses traits. Mais ça ne voulait rien dire : peut-être que ses ancêtres l’étaient mais pas lui ? Cependant, quelque chose me permit d’en avoir le cœur net : mon collier unilingue ne s’était pas activé depuis le début de ma rencontre avec Melvin. Au début, je n’avais rien remarqué, mais je me suis tout de même rendue compte que le collier ne rendait jamais le japonais aussi bien qu’en vrai et celui qu’utilisait mon interlocuteur était merveilleux, pour quelqu’un qui n’a plus entendu sa langue natale depuis une demi-année…

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Melvin Shiro

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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Dim 20 Jan - 10:55

La réaction de la jeune fille était pour le point pessimiste. Si je pensais vraiment que c'était une artiste ? Mais bien sûr ! Peu de personnes pouvaient faire des aussi beaux tableaux, moi-même, j'en étais encore au niveau coloriage - primaire. Je hoche la tête vivement pour lui dire que j'ai raison et qu’elle peint très bien. Elle sortit une phrase, mais qui ne m’était pas adressé, du moins, je ne croyais pas. Elle avait dit quelques mots en chuchotant, comme si elle ne voulait pas me déranger dans la contemplation de son œuvre. Je me retournais alors que je sentis un courant d’air froid dans ma nuque. Sa louve venait de disparaître, comme si elle s’était matérialisée en air, repartie dans l’esprit et le corps d’Amaterasu. Après tout, la louve faisait partie d’elle, donc je pouvais bien supposer que celle-ci se trouvait une petite place bien chaude dans l’estomac de la jeune fille pour y passer ses jours sous forme « restreinte ». Miharu rajouta que ça faisait longtemps qu’elle était invoquée. Effectivement, ça commençait à faire un petit moment qu’elle m’avait sauvé de la monstrueuse pomme, et je ne voulais pas qu’elle s’épuise non plus. J’aurais l’air de quoi moi, si je devais la ramener sur mes épaules à l’académie ? Un tueur sanguinaire ? Brrr, même pas en rêve ! Malgré cela, le timbre de voix de la jeune fille venait de changer, comme si le fait de penser à autre chose que la peinture l’avait rendu plus… joyeuse ? On pouvait dire cela, même si ce n’était pas l’adjectif le plus caractéristique. Elle s’approchait de moi et de son chevalet, le regardant un peu perdue dans ses pensées.

Elle ajoutait une petite phrase, toujours dévalorisante pour elle et l’œuvre qu’elle venait de créer il y’a à peine quelques heures, sûrement, au vue de l’état de la peinture qui était maintenant quasiment sèche. La faune et la flore n’étaient pas la même dans son pays ? Si elle peignait aussi bien que des photos, on pouvait nettement voir que c’était un très joli pays ! Mais d’ailleurs, c’était lequel ? Réfléchissons… Okami, Amaterasu… Elle était elle aussi japonaise ? En tout cas, c’était ce que laisser dire ses origines et le nom de sa compagne. Après, je ne pouvais pas en être sûre à 100%, mais ça tenait la route.

Elle se retournait vers moi, en me demandant si j’avais déjà vu des cerisiers en fleur au Japon. Alors elle aussi elle avait deviné que je venais de là-bas ? Après tout, c’était possible vu que mon nom de famille était typiquement japonais, comme elle ! Malheureusement pour elle, je trouvais ces oiseaux bien ressemblant et le cerisier me rappelait un des nombreux parcs qui se trouvaient aux alentours de chez moi. Alors, tout en haussant les épaules je répondis à sa question. « Effectivement, je suis bien originaire du Japon, j’ai déjà vu des milliers de cerisiers en fleur. Et... » Prenant un air hésitant, comme si je voulais lui faire peur. « Et je trouve que ton tableau ressemble aux jardins de Tokyo, les arbres en fleurs, les oiseaux qui viennent s’y nicher, je trouve que ça ressort bien le côté poétique de l’été, quand des jeunes impatients comme moi attendent que les arbres fruitiers donnent vie à des bons fruits pleins de jus ! » Oui, je suis un gourmand né, j’aime bien manger, surtout des pommes mangeuses d’homme il faut dire. Ma phrase était tout à fait véritable, ce tableau me ramenait peu à peu dans mon pays d’origine, chose à laquelle je n’avais pas vraiment pensé depuis que j’étais arrivé sur le continent.

Je m’éloignais un peu du tableau, tout en regardant Miharu, j’essayais de la rassurer au niveau de ses œuvres, mais ce n’était pas vraiment gagné. Pourtant, elle avait un véritable talent ! Je dirais même qu’elle avait deux dons, la chanceuse. Elle pouvait faire apparaître sa louve et en plus de ça, elle arrivait à peindre comme une déesse ! Je souriais en pensant cela, c’est vrai qu’avoir deux dons c’était pas mal du tout, surtout qu’avec celui-là, elle pouvait rendre les personnes heureuses. Et d’un côté, ça pouvait réparer les bêtises de sa louve, donc pourquoi pas !

« Je voulais te demander, tu fais partie de quel club ? Tu pourrais distribuer tes tableaux aux personnes avec lesquelles tu es un peu fâché, non ? Comme les habitants de l’île. Pour se faire un peu pardonner de quelques bêtises de ta louve, ça pourrait… leur faire plaisir ! » Dis-je en mettant encore plus de joie dans ma voix. Si ça leur faisait le même effet qu’à moi, il n’y avait pas de problème pour eux, ils allaient adorer, sans problème ! Malheureusement, j’avais le pressentiment qu’elle allait refuser mon offre, un peu trop pessimiste envers ses créations pour les donner aux autres, peut-être ? Qui sait ! En tout cas, j’avais essayé, et j’espérais que ça allait lui donner plus de confiance en elle.
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Mer 23 Jan - 17:22

« Ça pourrait aggraver les choses... »

Parfois, on a des intuitions qui ne trompent jamais : comme celle qui me souffle à l’oreille l’origine de mon nouvel ami. En effet, Melvin ne tarde pas à confirmer mes dires :

« Effectivement, je suis bien originaire du Japon, j’ai déjà vu des milliers de cerisiers en fleur. Et... »

Je me sens un peu apeurée alors qu’il laisse sa phrase en suspens. C’est mauvais, ça… Je baisse les yeux, m’attendant déjà à la dure vérité : les critiques vont pleuvoir, je ne le sens que trop bien. Mais tant pis : quoi qu’il dise, je sais qu’il sera sincère, aussi dur et sévère sera-t-il ! Alors, j’accepterai ses paroles, quoi qu’il dise… Oui, des fois, j’ai besoin de m’auto-encourager, que voulez-vous ?

« Et je trouve que ton tableau ressemble aux jardins de Tokyo, les arbres en fleurs, les oiseaux qui viennent s’y nicher, je trouve que ça ressort bien le côté poétique de l’été, quand des jeunes impatients comme moi attendent que les arbres fruitiers donnent vie à des bons fruits pleins de jus ! »

Je relève les yeux vers lui, étonnée au plus haut point. Il avait feinté, le bougre ! Et il m’avait bien eue… Mais ne viens-je pas tout juste de me promettre d’accepter ses paroles, quoi qu’il dise ? Peut-être qu’au fond, il trouve vraiment que mes tableaux sont réussis… Après tout, il n’a peut-être pas encore vu les œuvres des membres du club d’art et ne s’y connait pas en matière de peinture… Un très léger sourire s’esquisse sur mon visage. Au fond, les paroles de Melvin me réconfortent beaucoup.

« Je voulais te demander, tu fais partie de quel club ? Tu pourrais distribuer tes tableaux aux personnes avec lesquelles tu es un peu fâché, non ? Comme les habitants de l’île. Pour se faire un peu pardonner de quelques bêtises de ta louve, ça pourrait… leur faire plaisir ! »

Voilà qui m’étonne encore plus : je n’y avais jamais pensé. Donner mes tableaux ? Juste les montrer est déjà une dure épreuve, alors les offrir à des gens qui sont en rogne contre moi… Ils ne pourraient pas être objectifs quant à mes tableaux et me les jetteraient sûrement à la figure… Je me ratatine un peu sur moi-même, légèrement déprimée. Ce n’est pas une mauvaise idée, au fond – ça fait longtemps que je cherche un moyen de me faire pardonner –, mais jamais je ne trouverai le courage de le faire… Et puis, ces gens qui me détestent ne me trouveront-ils pas insolente d’oser étaler mon « art » juste sous leurs yeux ? Au contraire, je devrais plutôt me faire toute petite et disparaître de leur vue…
Je relève la tête et souris doucement à Melvin.


« Merci, ce n’est pas bête… Je n’y ai jamais pensé, en fait. Mais je ne suis pas sûre d’oser le faire, ça pourrait aggraver les choses… »

Et puis, je n’ai aucune envie que tout le monde sache ce que je fais de mon temps libre. J’ai bien peur que ça m’attire des problèmes… Moi, paranoïaque ? Mais qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

« Et je fais partie du club de cuisine. C’est pas génial, ça ? »

Et je souris encore plus, d’un air entendu. Faire partie du club de cuisine, c’était avoir le droit de faire tout un tas de petits plats dans l’immense cuisine du pensionnat en toute légalité ! Pour quelqu’un qui semble fort apprécier la bonne nourriture comme Melvin, ça doit être une bonne nouvelle, non ? A vrai dire, ça ne me dérangerait pas de lui préparer quelque chose de temps en temps, en remerciement pour cette nouvelle amitié et ses compliments sur ma peinture. Peut-être même lui peindrais-je quelque chose, un de ces jours ? Un tableau avec une pomme dévoreuse de chair humaine, une louve se dressant en face d’un immense tigre et un jeune homme faisant léviter des cailloux et des livres ? Drôle de mélange, certes, mais ça pourrait le faire…

« Et toi ? Tu fais partie de quel club ? »

La sonnerie du pensionnat retentit alors, nous informant que midi vient d’arriver et que la cantine ouvre de nouveau ses portes. Quoi, ça fait déjà une heure que je parle avec Melvin ? Waw, comme le temps passe vite ! Je regarde Melvin, pensive. Il avait l’air d’avoir bien faim, tout à l’heure, et peut-être attendait-il le déjeuner avec impatience… Pour ma part, je n'ai pas très faim, ayant pris un bon petit-déjeuner ce matin. Je pense pouvoir tenir encore une heure, au maximum, avant de me précipiter au pensionnat réclamer ma viande. Oui, quand j'invoque Amaterasu pour un petit temps, il me prend ensuite souvent l'envie de manger un bon plat de viande, et rien d'autre. Mais je ne suis pas une horrible carnivore sans manières : la plupart du temps, je mange principalement du riz et des plats de chez moi... Bah, faisons comme si de rien n’était, je n’ai pas vraiment envie de devoir déjà quitter mon nouvel ami… Mais je ne suis pas sûre que son estomac soit de cet avis et, si Melvin souhaite partir, je ne le retiendrais pas...

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Melvin Shiro

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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Sam 9 Fév - 15:54

Après réflexion, la jeune fille ne semblait pas être 100% d’accord avec moi. A vrai dire, elle ne voulait pas donner ses œuvres de peur « d’aggraver » les choses. Certes, ça se comprenait, mais il n’y avait pas trop de logique dans tout ça. Après tout, quand on essaye de se faire pardonner, on est souvent récompensé, bon à part les personnes rancunières, bien sûr. Alors elle faisait partie du club cuisine ? C’était dommage qu’elle ne soit pas allée dans celui d’art, mais tant pis ! La cuisine, c’était bon aussi et si elle était aussi douée dans les deux activités, je payerai cher pour goûter un de ses gâteaux ! Si c’était pas génial ? On pouvait dire que dans un sens oui, et dans un autre non. Mais après tout, ce n’était pas à moi de choisir et si elle avait choisi le club petitplatbonqu’onvendpoursefairedel’argentdepoche, il y avait bien une raison ! Je me contentais d’hocher la tête en souriant, ça devait être génial, pour elle.

Elle m’avait également posé une question, dans quel club j’étais. C’est sûr qu’avec mon caractère, il y avait plusieurs réponses possibles. Celui de cuisine, même si elle m’aurait déjà vu avec elle ou alors celui de sport, si on comptait mon énergie ! Et oui, c’était bien la deuxième solution qu’il fallait choisir. Pour pouvoir me défouler le plus possible, j’avais choisi le club de sport. Avec toutes les activités qu’il y avait de proposées, pas besoin de vous dire que j’étais ravi à chaque fois que j’y allais. Mais je n’étais pas là pour glorifier le club et le professeur qui le gérer, plutôt je devais répondre à sa question.

« Eh bien, je fais partie du club de sport, j’aime bien me défouler de temps en temps et c’est le club idéal pour moi, qui a un peu trop d’énergie à revendre ! » Et ça, c’était bien vrai. Il suffisait de me voir en cours, tordu sur ma chaise à ne rien faire à part vouloir parler et m’occuper pendant des longues heures. « Il parait que le club de cuisine fait de très bons petits plats, je serais ravi de goûter un des tiens ! Enfin, un jour, peut-être. » Oui car, déjà qu’elle était encombrée d’un chevalet, de peinture et autres pinceaux, je ne me faisais pas d’allusion sur le fait qu’elle n’avait pas de cuisine toute équipée dans sa poche. Un pouvoir utile tient ! Pouvoir se transporter une cuisine équipée dans sa poche, je me demandais si ça existait vraiment ce genre de pouvoir. Peut-être, après tout, de nombreux pouvoirs étaient recensés tous les mois.

La sonnerie de l’académie retentit. On l’entendait vraiment bien d’ici ! Mais la sonnerie, ça voulait dire pleins de choses : petit un, c’était l’heure de manger ! et ça, c’était une bonne nouvelle ; petit deux, ça faisait pas mal de temps que j’étais resté avec Miharu et donc c’était très bien ; petit trois, ça devait également faire pas mal de temps que mes amis m’attendaient pour manger.
Oups. C’était le seul mot qui me venait à l’esprit. Je les avais complétement oubliés moi aussi !

« Mince ! J’avais oublié ! Des amis m’attendaient pour 11h50, je suis en retard ! Désolé de pas rester un peu plus avec toi, mais je voudrais éviter de me faire manger ! » Oui, manger, se faire manger, en gros, la loi du plus fort ou presque. Plutôt la loi des représailles. « A bientôt dans ce cas, on se reverra peut-être, sinon, je t’attends au point de vente du club cuisine ! Merci. » Et sans plus attendre, je me dirigeai vers l’académie, et plus particulièrement le self. Je commençais à avoir un peu faim et de plus, je voulais éviter d’être encore plus en retard pour me faire pardonner ! Oh les filles, oh les filles, elles nous rendent barjos.
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MessageSujet: Re: Une méchante pomme et une jolie louve. Dim 17 Fév - 18:30

♫ Ce n'est qu'un au revoir, mon frère ♫

    « Eh bien, je fais partie du club de sport, j’aime bien me défouler de temps en temps et c’est le club idéal pour moi, qui ai un peu trop d’énergie à revendre ! »

Voilà qui ne m’étonne guère… Je glousse doucement mais ne fais aucune remarque là-dessus. L’espace d’un instant, je m’imagine Melvin en train de courir sur les pistes d’athlétisme, un tigre à ses trousses. Tiens, maintenant que j’y pense… Le prof de sport, là… Oh non ! Quelle terrible coïncidence ! Je me mords la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire.

    « Il parait que le club de cuisine fait de très bons petits plats, je serais ravi de goûter un des tiens ! Enfin, un jour, peut-être. »

Mon sourire inchangé ne montre pas à quel point ses paroles me rendent heureuse. Cuisiner pour lui serait un véritable honneur. Et puis, je me demande comment il trouvera mes plats… C’est que je ne suis pas très douée pour la cuisine, à vrai dire, et personne n’a vraiment goûté mes plats. Enfin si, ceux qui achetaient les petits plats du club le faisaient, d’une certaine manière, mais c’est pas pareil…

    « Mince ! J’avais oublié ! Des amis m’attendaient pour 11h50, je suis en retard ! Désolé de pas rester un peu plus avec toi, mais je voudrais éviter de me faire manger ! A bientôt dans ce cas, on se reverra peut-être, sinon, je t’attends au point de vente du club cuisine ! Merci. »

Merci ? Pourquoi il me disait merci ? Aucune idée. J’agite ma main dans sa direction alors qu’il s’en va, ravie par cette rencontre inattendue. Je me suis fait un ami qui me ressemble, qui est drôle et qui n’hésite pas à rire pour un rien, qui est Japonais comme moi et qui, surtout, dit aimer mes peintures… Mon cœur se serre doucement en pensant à mes œuvres et je me tourne lentement vers le cerisier que j’ai essayé de reproduire. Je le caresse du bout des doigts, craignant d’abîmer la peinture sèche. Et, un léger sourire sur le visage, je prends la toile, plie le chevalet et remballe toutes mes affaires pour les ramener dans ma chambre.

~ Fin ~

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Une méchante pomme et une jolie louve.

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