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Il est temps de se (faire) connaitre

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MessageSujet: Il est temps de se (faire) connaitre Dim 14 Oct - 16:42

Je me frotte les yeux. Le soleil décroit à l'horizon, la journée se termine enfin. Ce n'est vraiment pas évident pour quelqu'un comme moi de vivre ici, où le soleil est particulièrement virulent. La petite cabane que je me suis confectionnée a du mal a me protéger des rayons puissants, et je me gratte continuellement. Ce n'est pas douloureux, mais j'ai l'impression d'avoir de l'eczéma toute la journée. Du coup, quand vient le temps pour moi de vivre ma nuit, je commence par une petite visite aux bains, dans la piscine. Ca me débarrasse de tous ces morceaux de peau brûlée qui me collent à la peau. Et ça fait un bien fou.

C'est donc là-bas que je prévoie d'aller pour commencer ma "journée". Plutôt ma nuit. J'attrape un peigne et tente de dresser mes cheveux le temps que les derniers rayons solaires disparaissent à l'horizon. Je démêle un noeud particulièrement coriace en baillant longuement, et attrape ma veste que j'enfile avec élégance. Certes, pour l'instant, je ne ressemble à rien, mais c'est le temps d'aller me baigner, et là, je serais parfaite. Enfin, aussi parfaite que mon ego me permette d'être.

Dehors, il commence à faire frais, c'est agréable. Ca contraste avec le picotement que je sens depuis mon réveil, et ça me fait du bien. Je m'étire en marchant lentement, et j'atteins la piscine en quelques minutes. Le responsable est habitué à me voir débarquer si tard, et lui ayant expliqué mon petit soucis, il comprend que je sois si tardive à venir profiter de l'eau. Je lui adresse un petit coucou avant de me diriger vers une cabine. Une fois dedans, je me dévêtis et pose tout dans mon sac, avant d'enfiler mon bikini. Il commence à être trop serré... Il faut dire que ça fait quand même plus de trois ans que je l'ai. Je crois qu'il faudra que je trouve le moyen de m'en acheter un autre, mais les boutiques ne sont pas nocturnes... J'y réfléchirai plus tard.

Je me contente de pénétrer sous la douche et de la laisser couler sur moi. Mes cheveux se plaquent sur mon visage et je ferme les yeux pour en apprécier la fraicheur. Je reste un petit moment sous le jet avant de le couper pour me diriger vers le bassin. Les premières fois que j'étais venue ici, les gens qui me voyaient débarquer me jetaient de petits regards et retourner vaquer à leurs occupations. C'était la première fois que ma couleur de peau gérait une telle indifférence... C'est à ce moment-là que je me suis dit que c'était une bonne idée d'être venue ici. Aujourd'hui, pas grand monde, je me jette dans l'eau et fait quelques longueurs. Je ne m'attarde pas trop, et barbote environ une demie-heure. Je sors et vais me savonner vigoureusement. Il faut que j'enlève ces bouts de peau calcinés qui me démangent pour être tranquille ce soir. L'eau qui ruisselle de mon cors est bleuâtre, comme toujours, et lorsqu'elle devient limpide, je souris et coupe l'eau.

Une vingtaine de minutes plus tard, je sors du bâtiment, avec la peau un peu plus claire qu'en y rentrant. Normal : j'ai viré tout ce qui était brûlé, je suis donc parfaitement fraiche. Je me demande bien ce que je vais faire ce soir, mais avant tout, mon corps me rappelle mon organisation quotidienne : après le bain, manger. Qu'est-ce que je vais me mettre sous la dent ce soir ?


Dernière édition par Sophie Luca Reyes le Mar 8 Jan - 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Jeu 18 Oct - 13:15

Cela devait faire une semaine que Macha était arrivée sur l'île, peut-être un peu plus. Après sa rencontre avec Enola, elle n'avait plus eu l'occasion de voir qui que ce soit, pas même son amie française. Passé sa première panique, qui concernait le lieu où elle pourrait dormir, elle avait découvert qu'une résidence en ville appartenait l'école et était réservée aux membres du personnel, notamment au jardinier. Elle avait donc un logement réservé, déjà meublé, assez vaste et joli dans lequel elle se sentait plutôt à l'aise. Il n'était pas bien décoré certes, mais elle pourrait s'occuper de cela en temps et en heure.
Mais elle n'avait donc, comme dit précédemment, plus eu une seule minute à elle. Le lendemain matin, elle s'était levée et avait prit son déjeuner (il restait alors un peu de nourriture dans les placards), s'était préparée d'aller jusques dans les jardins du pensionnat et... ça avait été l'horreur. La veille, elle avait bien vu que les jardins n'étaient plus en très bon état, mais elle ne s'attendait pas à une telle catastrophe. Le précédent jardinier avait du partir à la retraite depuis au moins deux mois et depuis plus personne n'entretenait les jardins, si ce n'est ceux du club de jardinage qui s'occupaient surtout d'une petite serre qui leur était réservée.
L'irlandaise avait donc passé tout le reste de sa semaine à arracher des mauvaises herbes, planter des arbres et des fleurs... Il faudrait un peu de temps pour que l'extérieur des jardins s'améliore, mais elle avait déjà fait du bon travail. De plus elle n'avait pas à porté une très grande variété de plantes et avait donc fait avec ce qu'elle avait. Elle terminait donc chaque soir son travail de jardinière en étant parfaitement exténuée et s'endormait très tôt pour se lever le lendemain et retourner travailler.
Mais aujourd'hui, c'était Samedi ! Et Macha comptait bien profiter de son week-end. Pour la première fois de sa vie, elle pouvait faire la grasse matinée - ses parents ne l'embêterait pas pour quoique ce soit - avant d'aller se promener à l'extérieur sans crainte. Se promener sur une île paradisiaque, qui plus est ! La jeune fille aux cheveux verts fit donc ce qu'elle s'était promis et ne se leva qu'à onze heures. Elle prit un copieux petit-déjeuner, comptant ainsi ne pas manger le midi, et partit en ville.
Le matin se termina donc pour l'irlandaise par une longue promenade sur la plage. Il faisait déjà chaud et un vent tiède semblait à la fois alourdir et alléger l'air. Elle partit ensuite à la découverte du centre-ville, c'est-à-dire le quartier Heaven, dans lequel elle n'avait encore jamais mit les pieds et craignit tout de même se perdre. Heureusement nombre de panneaux indiquaient les rues mais également les boutiques, la direction à prendre pour se rendre au pensionnat, ou encore le chemin à prendre pour retourner au quartier résidentiel La Vida qu'elle connaissait déjà, ce qui eut pour effet immédiat de la rassurer.
Son après-midi passa à une vitesse folle tellement la jeune fille s'amusait. Elle découvrait les joies de se balader en ville, de faire du lèche-vitrine, de se poser sur un banc, toutes ces choses qu'elle n'avait jamais fait lorsqu'elle était enfermée chez elle. Bientôt vint le soir et Macha, qui n'avait pas mangé à midi et grignoter une simple pâtisserie à quatre heures, commençait à avoir sérieusement faim. Chose qui ne vint nullement entacher sa bonne humeur : elle avait passé une journée tellement parfaite ! Elle décida de continuer sa promenade jusqu'à tomber sur un restaurant alléchant et s'engagea d'un pas joyeux dans la première allée qui se présenta à elle.


[HRP] C'est court et terriblement mauvais, je suis désolée ToT Je me rattraperais au prochain post !
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Mer 31 Oct - 10:29

Je regarde un peu timidement autour de moi. Il n'y a pas longtemps que je suis arrivé au pensionnat, et je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer beaucoup de personnes...en fait je n'en ai pas rencontré du tout. Je n'ai même pas cherché à rencontrer des gens, intimidée par leurs allures, ou par leur tête. Je n'ai fait que juger par les apparences, mais je ne peux pas changer ma façon d'être..

Je décide donc de sortir dehors, quoi de plus normal ? On était Samedi, il faisait beau, il fallait que je bouge un peu. Que je fasse quelque chose. Quelque chose qui me fasse sortir de la lassitude profonde dans laquelle je suis plongée.

La journée passa lentement, extrêmement lentement...je ne faisais rien, si ce n'est m'asseoir sur un banc et lire. Au bout de quelques heures d'ennui, je m'amuse à faire apparaître quelques balles rebondissantes. Pas très passionnant je l'avoue, mais ça fait passer le temps... je me demande ce que je vais faire de mes journées. La vie est bien morne sans amis. Mais il est dur de s'attacher à des personnes en se disant qu'on risque de les perdre à tout moment.

A midi je rentre dans ma chambre et je grignote quelque chose, sans faim. Je me cale contre le dos de la chaise et je réfléchis. Il faut absolument que je rencontre des gens, sinon je vais mourir d'ennui. Mais comment me faire des amis avec la personnalité que j'ai ? Timide, peu bavarde, peu sociable...

Pendant l'après midi, je me balade dans les jardins admirant les fleurs et l'herbe. Les couleurs éclatantes me font sourire, rêver. La personne qui s'en occupe doit être douée. Puis je retourne dans le parc, baissant la tête à chaque fois que je croise quelqu'un. Les gens ne semblent même pas remarquer ma présence. Je me demande si j'ai bien fait de venir. Au moins, avant, les gens savaient que j'existais. Je repense à ma vie avant, au cauchemar que j'ai vécu avec mon père, avec mon amie. Je n'arrive pas à l'oublier. Les cauchemars ne s'oublient pas aussi facilement que les rêves. Je ne veux plus vivre quelque chose comme ça, pas encore. La chaleur étouffante me donne envie de dormir. Je m'allonge sur un banc, et mes paupières tombent presque de suite.

J'ouvre les yeux. J'ai beaucoup dormi, les derniers rayons de soleil disparaissent. Les gens n'ont-ils pas trouvé étrange une jeune fille qui dort sur un banc pendant toute l'après-midi ? Peu importe. Je marche encore un peu, dans les rues paisibles, ou presque. Les restaurants sont bondés de jeunes étudiants. Une odeur de viande rôtie m'interpelle, et mon ventre gargouille. Je me rends compte d'une chose. J'ai faim. Qu'est ce que je pourrais bien manger ce soir ? En réflechissant, je pénètre dans plusieurs allées, perdue dans mes pensées. Dois-je rentrer chez moi vider les dernières réserves de nourriture qu'il me reste ? Un repas constitué de pain et de soupe n'est guerre apétissant. Et puis, dans un restaurant, c'est l'occasion de rencontrer plein de nouvelles personnes !

Mon choix est fait, je mangerai dans le premier restaurant qui s'offrira à moi, et par chance, je tombe sur un très beau restaurant.
J'entre dedans et m'asseois à une table vide. C'est la seule table qui reste, les autres sont pleines. Je suis donc la dernière cliente de la journée. Je demande une carte du menu, et commande une salade pour commencer. Je mache machinalement et repense à ce que j'ai fait. Rien. Je n'ai, avouons le, rien fait de ma journée. Je soiupire un peu, et me remets à macher. Quand aurais-je le courage d'adresser la parole à une personne ?
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Mar 18 Déc - 20:48

Je dois faire attention à ce que je vais manger. J'ai faim, mais pas question de dévorer n'importe quoi. Le soleil termine sa descente à l'horizon. Le crépuscule est encore un moment que je peux supporter grâce aux faibles intensités des rayons solaires. Je peux donc profiter de la luminosité sans être continuellement en train de me gratter ou de virer au rose pâle. Bah oui, un bleu gris très clair qui rougit (voire noircit) ça vire toujours au violet plus ou moins pâle. Et dans mon cas c'est rose. C'est assez gênant de passer pour une extra-terrestre, alors imaginez une barbizzare...

Enfin bref. J'ai fini par jeter mon dévolu sur un restaurant du coin, une espèce de snack de luxe pas trop cher que j'aime beaucoup. Je fouille dans mes poches pour récupérer la petite bourse que j'ai chapardée il y a deux jours. Je la secoue et le tintement qui en résulte m'apprend qu'elle contient largement de quoi manger à ma faim pour ce soir. Et peut-être même le petit déjeune de demain matin ! Je m'approche du comptoir et demande une place. Le serveur, habitué à ma venue régulière, m'adresse son éternel et habituel sourire de dragueur. Le patron m'a avoué une fois qu'il en pinçait pour moi, mais d'une telle puissance qu'il avait déjà repoussé deux filles qui lui avaient fait des avances. Personnellement, un mec qui lorgne le décolleté des filles en ayant un strabisme prononcé ne m'intéresse pas.

Je m'installe tranquillement, discrètement planquée dans un coin, avec cependant vue sur la porte. J'aime beaucoup ce petit coin, qui a été aménagé peu de temps après ma première venue dans ce restaurant. Le patron avait remarqué qu'un de mes plus grand hobbys pendant que je mangeais était de regarder aller et venir les clients qui entraient ou sortaient. Je m'étire, encore engourdie par ma journée de sommeil, et attrape la carte du restaurant, plus machinalement que par curiosité. A force de venir, j'ai fini par apprendre le contenu de la carte. J'hésite quelques instant et hèle le serveur. Je ne le connais pas celui-là, sans doute un petit nouveau. J'espère qu'il ne va pas me jouer la carte du serveur lourdingue qui drague toutes les minettes qui viennent dans le restau. Le dernier en date est repartit sur le continent en pleurant, juste après que le patron m'ait remercié de l'avoir fait partir tant il était chiant. Il faisait fuir les clients, à tous les draguer. Oui, le problème venait de là : tous les clients...

Il s'approche de moi et me regarde d'un air incertain. Il tremblote un peu, mais je le voit souffler dans son pouce, ce qui arrête les tremblements. Il m'adresse un petit sourire d'excuse avant de tourner une page de son carnet. Timide et angoissé pour son premier travail, mais il a le coup de main, en tout cas. Je marmonne d'un air distrait ma commande (hamburger du chef !) car je suis plus absorbée par les clients qui entrent. Certains sont extravagants... C'est quoi cette énorme femme avec toutes ces fourrures ? Et cet homme à son bras... Son haut de forme me parait plus grand que lui ! Ah, une jeune fille aux cheveux verts. Sa tête me dit quelque chose. Par contre, les gens qui suivent sont d'un banal... Si on excepte le groupe de cinq personnes à la coiffure identique avec pour seul différent la couleur des coiffures...

Je baille et sirote mon apéritif alors que le restaurant se remplit de plus en plus. Au moment où mon énorme assiette de frites recouverte par un hamburger monstrueux, une autre fille fait son entrée. Une crinière bleue virevolte au rythme de ses pas. Sur le continent, j'avais l'habitude d'intriguer les personnes non seulement à cause de ma peau, mais aussi de ma couleur rousse plutôt flamboyante. Ici, il n'est pas rare de voir des personnes aux couleurs de cheveux naturellement flashies. Genre cette fille. Le bleu de ses cheveux est plutôt joli. Mais je préfère mes cheveux, et décide d'éluder tout cela de mes pensées : j'ai un sandwich digne de Godzilla à dévorer, et vu mon appétit, il ne va pas faire long feu ! MIAM !
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Sam 5 Jan - 11:07

Au bout de quelques mètres, la belle irlandaise trouva son bonheur. Coincé entre deux boutiques de vêtements, un petit restaurant à l'air plus qu'attrayant lui tapa dans l’œil. Une douce odeur s'en échappait, les tables à l'intérieur était drapée de jolies nappes colorées et l'enseigne "La Bonne Assiette" donnait envie d'en déguster les plats. Sans se poser plus de question, Macha pénétra dans le bâtiment. On l'installa à une table près d'une fenêtre où elle pouvait, de là, admirer l'avenue pavée et son effervescence nocturne. C'était un véritable paradis pour elle que de pouvoir enfin participer à l'activité d'une cité, de pouvoir enfin n'être qu'une simple personne anodine qui pourtant faisait vivre la ville par sa simple existence. Elle se sentait enfin intégrée, à sa place, et savait qu'elle ne regretterait jamais son choix d'être venue s'installer aux Bermudes.
La tirant de ses pensées, un jeune serveur à l'air mal à l'aise vint lui apporter la carte du restaurant. Celle-ci était variée et bien construite : on y trouvait les salades et hamburgers classiques, les pâtes, les desserts, les boissons... mais également toute une page dédiée aux plats de saisons, page qui apparemment était modifiée tous les deux ou trois mois. Elle décida donc de piocher dans l'un de ces plats, ce qui lui donnerait l'occasion de revenir si ce qu'elle mangeait était à la hauteur du nom du restaurant. Son choix se porta donc sur les "douces tartines de chèvre chaud et leur salade de fleurs printanières". Le temps que l'on lui apporte sa commande, la jeune fille aux cheveux verts se mit à parcourir des yeux la pièce dans laquelle elle se trouvait. Sans qu'elle ne s'en rende compte, le restaurant s'était peu à peu remplit et toutes les tables étaient désormais prise. À observer tout ce monde, elle se sentit encore plus à sa place : quand on voyait l'étrangeté de l'apparence de certains, on comprenait qu'ici personne ne la rejette. Ici, un jeune homme qui n'avait pas fait attention à son pouvoir et dont les cheveux tombait l'un aorès l'autre en grains de sable, là-bas une fille aux cheveux orange vif et à la peau bleue, plus loin une vieille dame dont les yeux étaient rose fluo...
On finit par lui apporter son plat, et l'irlandaise ne put que se délecter de son choix : elle avait toujours beaucoup aimé le fromage de chèvre accompagné de salade, mais sur cette salade de fleur c'était un délice supplémentaire pour ses papilles : tout était doux, savoureux, et elle se mit à manger lentement, profitant de chaque bouchée, tout en rêvassant et en attardant son regard sur les gens. C'est alors qu'une action des plus insolites se déroula. Le jeune serveur, apparemment un peu pressé, glissa. Jusque-là, rien d'étrange. Malheureusement le plateau qu'il portait, sur lequel étaient empilées des assiettes sales, vola à travers la salle en direction de Macha. Dans un réflexe inouï qu'elle ne se serait jamais devinée, elle se jeta en arrière et évita de justesse le projectile meurtrier. Malheureusement, dans son empressement, elle avait atterri sur la jeune fille aux cheveux bleus qui mâchait tranquillement sa salade à la table voisine, la renversant au passage. Certains clients restèrent bouches bées devant la scène, d'autres se ruaient sur elles pour savoir si tout allait bien. L'irlandaise avait l'impression d'être l’héroïne quiche d'un mauvais film comique et son visage s'empourpra en un temps record. Alors que le serveur se répandait en excuse, tout ce que voulait la jeune fille, c'était disparaitre, quitter la pièce, morte de honte et de gêne. Elle s'excusa comme elle put auprès de la jeune fille aux cheveux bleus, bafouillant et bégayant, et chercha un moyen de quitter le restaurant pour partir se cacher. Malheureusement, la foule était telle qu'elle se retrouvait acculée. Pourquoi diable tout cela tombait-il sur elle ?!
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Mar 8 Jan - 16:10

Extase à l'état pur ! Le gout de la viande bien cuite, couplé à celui de la salade croquante, des tomates fraiches et la sauce... Oh cette sauce barbecue... En plu, j'adore, quand elle coule le long de mon menton, on dirait un filet de sang. Il serait facile pour moi de me déguiser en zombie. Idée à retenir d'ailleurs. Pendant que je dévore mon hamburger divin, je ne me préoccupe plus du contenu de la salle. Le seul univers qui existe à cet instant, pour moi, c'est ce truc qui me remplit l'estomac. Les gens qui me regarderaient pourraient se dire que je ne suis pas une fille, mais je m'en fiche : j'ai faim.

Une fois ce rocher gastronomique terminé, je pousse un soupir de satiété, et je m'affale un peu sur mon fauteuil. Je ferme les yeux deux secondes, avant de me servir un verre de Badoit (après les avoir rouverts, évidemment). Je porte le verre à mes lèvres, et ne peut faire glisser le liquide pétillant dans ma gorge. Je lâche le verre. Tout simplement parce que j'ai perdu consistance pour laisser la pile d'assiette se fracasser sur le mur derrière moi. C'était quoi ça, un attentat culinaire ? Je cherche du regard l'origine de cette catastrophe, et mon regard se pose quelques mètres devant moi. Une jeune fille aux cheveux verts. LA jeune fille aux cheveux verts. Qu'est-ce qu'elle a fait, celle-là, pour que tous les regards se dressent vers elle ?

Tous ces badauds qui se pressent autour d'elle... Elle se relève, donc j'en déduis qu'elle n'est pas blessée. Cependant, le teint de son visage jure avec ses cheveux, et une petite voix me dit qu'elle aimerait mieux se trouver au fond de l'océan avec un poids aux pieds entourée de requins qu'au milieu de cette foule de curieux. Je souris. Voilà peut-être l'occasion de mettre un nom sur ce visage familier. Et puis, ça fait un an que je suis cachée, je peux bien mettre un peu d'animation, non ? Je m'évapore tranquillement, profitant qu'elle soit la star de la soirée pour ne pas être vue. J'arrive derrière le comptoir, souffle quelques mots à mon ami, qui sourit grandement, dévoilant une rangée de dents blanches. Je joins alors les paumes, et me déplace sous forme de vapeur au niveau de la cuisine. Lorsque je me matérialise, après avoir vérifié qu'il n'y avait personne, je regarde la boule de fumée qui se forme au creux de mes mains. Je la pose sous un meuble, et la laisse faire son oeuvre.

Lorsque je rejoins ma place, un filet de fumée se dégage de la cuisine, et le barman, jouant le jeu, se met à hurler "AU FEU". Les regards se dirigent vers lui, puis vers la fumée sombre qui envahit la pièce. Elle est inoffensive, une simple boule de fumée un peu gadget, faite à l'arrache. Je n'ai pas pu y ajouter les odeurs et tout le tralala, mais le public se prend au jeu. Panique. Hurlements. Fuite. Un filet de vapeur se referme sur le poignet de la jeune fille aux cheveux verts, et sans lui accorder un regard, je l'emmène avec moi, toute sourire, afin de la déposer, à l'abri, dans une petite ruelle à quelques mètres du restaurant.

- Qu'ils sont fragiles et sensibles, ces habitants, dis-je. Une simple petite fumée, et c'est la panique. Ca va ? ajoutai-je en la regardant.
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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre Ven 18 Jan - 10:23

La situation était désespérée et Macha ne savait vraiment plus quoi faire quand un miracle arriva. Ou plutôt un hurlement. Le « au feu ! » résonna dans toute la salle du restaurant. Durant un centième de seconde, un silence s’installa... Bientôt suivit de hurlements et de cris de paniques. La foule, qui était jusque là une masse compacte entourant l'irlandaise, se rua hors du restaurant totalement déboussolée. De la fumée noire, épaisse, s'échappait de la cuisine comme une menace de mort. C'est alors qu'une fumée venue d'ailleurs s'enroula autour du poignet de la jeune jardinière et la traina dans la rue à son tour. Une fois à l'écart, la fumée se matérialisa en la jeune fille rousse à la peau bleue que Macha avait vu un peu plus tôt au restaurant...
« Qu'ils sont fragiles et sensibles, ces habitants. Une simple petite fumée, et c'est la panique. Ca va ? »
Qu'on lui parle avec autant de gentillesse étonnait toujours Macha. Depuis toute petite elle n'avait jamais eu d'amis, et depuis qu'elle était sur l'île elle n'avait pas eu l'occasion de rencontrer grand monde, hormis Enola. Cette fille en face d'elle était donc la seconde personne qu'elle rencontrait à être aussi gentille naturellement avec elle. Sans pouvoir s'en empêcher, l'irlandaise se mit à rougir légèrement, tintant ses joues d'un rose délicat. Après tout, cette inconnue venait de faire beaucoup pour la jeune jardinière : elle avait eu la délicatesse de remarquer son mal-être face à la foule et le culot de simuler un incendie dans le restaurant.
« C'est... très gentil... de m'avoir aidée. Cette foule... je ne savais plus quoi faire... Je ne sais pas comment vous remercier. »
Macha était sincère : elle voulait vraiment faire quelque chose pour la jeune fille qui lui faisait face. Lui offrir quelque chose, lui apporter de l'aide... Tout était bon pour la remercier convenablement, car la rousse ne l'avait pas seulement aidée : avant ça, elle l'avait remarquée.
« Puis-je vous demander votre nom ? »

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MessageSujet: Re: Il est temps de se (faire) connaitre

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