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La nuit nous appartient...

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Aliénor Brecilien

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Elemental bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 18/07/2012
❖ Missives : 213
MessageSujet: La nuit nous appartient... Ven 28 Sep - 21:19


    Silence... une tranquillité des plus pesantes régnait en ce lieu, celle d'une nuit bien entamée et des pensionnaires dormant à poings fermés, plongés dans le royaume de Morphée. Cependant, il y avait quelqu'un qui veillait en cette heure si tardive, confortablement installée sur un canapé dans la salle commune. De temps en temps, cette personne brisait le silence par le biais du froissement que produisait une page qui se tournait. En effet, la personne était en train de lire un ouvrage sur l'Histoire de cette île, une paire de lunette translator sur son nez - petit invention qui lui a coûté une petite fortune, ayant très peu d'économie -.

    Ce moment aurait pu se rallonger mais il prit cependant fin dans un bruit vide et sec ; la jeune fille venait de refermer le livre avec exaspération. Car oui, c'était bien une adolescente qui était courageusement éveillée et ce n'était autre qu'Aliénor Brecilien. Cette dernière était habillée d'une simple nuisette de nuit, toute fine et légère, de couleur noir qui soulignait ses courbes féminines. C'était son pyjama quand la température devenait plus douce et agréable, ayant laissé de côté celui de Clochette pour l'hiver.

    Mais là n'était pas la question ; vous vous demandez sûrement ce qu'elle faisait en dehors de son lit ? Elle faisait tout simplement une crise d'insomnie dut aux derniers évènements. Cela c'était passé si vite ; Amalia fut renvoyée pour ne pas avoir respecté le règlement, n'ayant même pas laissait Aliénor faire sa connaissance. Quelque temps après, Asuka partit pour de bon du pensionnat... Oui, elle s'était confiée à la française que son chez-sois, et les gens qu'elle aimait, lui manquaient... Mais elle n'aurait jamais imaginé que la japonaise pensait réellement quitter cet endroit, jusqu'au jours où un surveillant l'annonça que sa tendre amie avait décidé de partir... Cette nouvelle a beaucoup affecté la petite orpheline, totalement chamboulée d'avoir perdu une personne si chère à ses yeux. C'était il y a quelques jours...

    Et voilà, cela faisait à peine un mois qu'elle était ici, la revoilà à nouveau seule et désorientée ; elle n'arrivait plus à dormir comme il se devait, ayant des nuits agitées et son appétit lui manquait cruellement. Dépressive serait un bien grand mot, mais il est vrai qu'Aliénor était devenue morose depuis. Mais elle ne pouvait restée seule dans sa chambre et hier on lui annonça qu'elle allait, dès le lendemain, partager une nouvelle chambre avec deux filles. On ne lui avait pas dit qui étaient-elles, voulant lui faire une " surprise ", mais la petite orpheline n'était réellement pas d'humeur...

    C'est ainsi qu'elle se retrouva ici, dans cette salle commune, à minuit passé, observant la flamme vacillante de la bougie disposée sur la table d'un regard vide. Et pour la énième fois, Aliénor soupira, alors qu'une larme se déposa sur la couverture de l'ouvrage. Confuse, elle essuya ses joues d'un revers de main. Mais rien n'y faire, un flot s'écoula de ses yeux sombres ; impossible pour la jeune fille de s'arrêter de pleurer et dans un silence troublant, elle ne s'opposa pas à ce que son chagrins s'exprime dans ces gouttelettes amères, le visage plongé dans ses mains tremblantes...

    Soudain, un bruit sourd alla jusqu'à ses oreilles, l'arrachant de sa torpeur dans un sursaut. Aussitôt, elle fit un geste de la main et la flamme de sa bougie mourut sur le coups. Totalement paniquée et plongée dans le noir où seuls les rayons de la lune osaient éclairer faiblement la salle, Aliénor prit sa couverture sombre et s'y cacha dessous, se mettant par la même occasion en boule sur le canapé. Et alors que les bruits de pas se rapprochaient inexorablement de la salle, l'orpheline pria qu'on ne la trouve pas - bien qu'elle n'était pas si bien cachée que cela-. Elle savait qu'elle ne devait pas être en dehors de sa chambre au delà du couvre-feu... Alors elle espérait que ce n'était pas un surveillant qui avait passé l'entrée de la salle. La respiration d'Aliénor s'emballa, si bien, par peur d'être repérée, qu'elle dut plaquer une main sur la bouche. Hélas, peut-être que ce geste en lui même signala sa présence, car les pas se rapprocher de plus en plus d'elle... Inexorablement. Et quand elle sentit que l'inconnu était sur elle, Aliénor ferma alors très fort ses yeux.
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Lyra Crowley

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Physical bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 19/05/2012
❖ Missives : 777
MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Ven 28 Sep - 22:37

Quelle heure est-il ? Pas la moindre idée, Lyra est là étendu sur son lit, les bras derrière sa tête à scruter le plafond blanc de la chambre. On lui avait dit plutôt dans la journée qu’une nouvelle camarade viendrait dormir dès à présent dans leur chambre. Mais elle n’avait vu aucune nouvelle tête ce soir là. Elle s’inquiétait un peu de ne pas voir cette fille arriver. S’était-elle perdue ? A moins qu’elle ait décidé de rester dormir une nuit de plus dans sa chambre d’origine. Lyra se posait pas mal de question sur sa future colocataire. Jewerly dormait à point fermer, mais Lyra n’arrivait pas à fermer l’œil. Eh puis, où est-ce que ce cachait Albert ? Cela faisait une semaine qu’elle n’avait pas vu son ami revenant. Autant dire qu’elle était tourmenté, elle décida donc de se lever et de se promener. Ou plutôt de partir à la recherche d’Albert. Elle sortit tout d’abord sa tête pour s’assurer qu’aucun pion ne circulait. Heureusement pour elle ce n’était pas le cas. Elle sortit aisément de sa chambre pour parcourir le couloir sombre.

Lyra espérait ne pas se faire prendre, mais elle pouvait toujours inventer un bobard. Elle avait le don de savoir mentir à la perfection. Toutefois sa tenue pourrait porter à confusion en cas de flagrant délit. Elle portait un simple shorty noir accompagné d’un débardeur de la même couleur qui laissé largement entrevoir sa poitrine. Elle n’y pouvait rien si elle avait trop chaud la nuit. Elle était habituée aux fraiches nuits d’Ecosse. Lyra parcourut le couloir des dortoirs pieds nus, ainsi elle n’émettait pas le moindre bruit indésirable. Elle se laissa aller sans savoir vraiment où elle allait. Ses pas menant directement jusqu’à la porte de la salle commune. Elle déposa la main sur le loquet qu’elle ouvrit tout doucement pour ne pas se faire remarquer. La porte s’ouvrit sans émettre le moindre grincement. Cela déclencha un soupir de soulagement chez la jeune fille. Mais son nez l’alerta d’autre chose. L’odeur d’une bougie éteinte, Lyra pu apercevoir la fine fumée grâce au rayon laiteux de la lune.

Ce fut une forme sur le canapé qui attira son regard. Une couverture recouvrait la forme mouvante. Lyra força sur ses yeux pour mieux apercevoir de quoi il s’agissait. Ses yeux finirent par s’habituer très rapidement à la faible luminosité de la pièce. Elle avança tout doucement vers le canapé et un petit bruit venant de ce dernier lui confirma bel et bien que quelqu’un se trouvait sous la couverture. Lyra s’approcha à pas feutré, saisit du bout des doigts la couverture épaisse et la souleva délicatement. Une jeune demoiselle se cachait là les yeux clos. Lyra la reconnu, il s’agissait de la jeune Aliénor qu’elle avait rencontré à la patinoire. Lyra caressa tout doucement les cheveux d’Aliénor tout en s’exprimant d’une petite voix :

- Aliénor ce n’est que moi…

Lyra avait peur d’effrayer sa camarade, c’était pour cette raison qu’elle avait pris soin de s’exprimer avec douceur et calme. Pas la peine de lui faire peur, cela ne ferait qu’alerter les pions et elles se retrouveraient dans de beaux draps toutes les deux.



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Aliénor Brecilien

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Elemental bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 18/07/2012
❖ Missives : 213
MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Sam 29 Sep - 11:31

    Elle dut faire un effort considérable pour ne pas crier quand le contact chaud et apaisant de sa couverture quitta son corps tremblant pour s'élever dans les airs, laissant ainsi un vent frais s'engouffrer dans sa cachette. Il faisait si froid tout d'un coup... la chaleur semblait ne plus vouloir tenir compagnie à cette pauvre enfant au petit coeur tourmenté. Elle ne cherchait qu'à trouver un réconfort, un baume pour apaiser sa mélancolie et cette douleur dans la poitrine. Elle voulait tant retrouver la chaleur de sa mère adoptive, son sourire, sa voix, et son contact...

    En un instant, elle crut qu'elle avait retrouvé tout cela quand elle sentit une main se faufiler dans ses cheveux. Un contact qui la surprit, arrachant par la même occasion un petit couinement étouffé au fond de sa gorge. Son coeur s'emballa en un rien de temps, la peur d'avoir était attrapée tordant son petit estomac. Mais une voix aussi douce que réconfortante alla jusqu'à ses oreilles, une voix qu'elle avait déjà entendu par le passé. C'est en ouvrant les yeux avec une certaine crainte qu'elle aperçut une silhouette bien féminine penchée sur elle. Ses yeux - rougis par le chagrin et humidifiés par les larmes- à peine habitué par la luminosité de ce lieu, perçut des longues mèches roses lui chatouiller le visage. A ce jour, elle n'avait rencontré qu'une seule personne avec cette coloration des plus surprenante :

    - Ly... Lyra ? demanda-t-elle d'une voix étranglée et rouée par la tristesse.

    Elle tenta aussitôt d'essuyer ses joues imprégnées de larmes, d'un revers de main. Mais il semblerait qu'elle n'eut pas le courage de se ressaisir. Les gestes et la voix de cette jeune fille d'un an son aînée lui rappelaient tant sa mère adoptive et son coeur semblait vouloir s'exprimer et se confier à quelqu'un à la douceur quasi maternelle. Alors, d'autres larmes coulèrent le longs des joues de la française qui tenta de cacher son visage en larmes derrières ses deux petites mains.

    Certains penseraient que cela était idiot de se rendre malade pour si peu ; mais il fallait comprendre que la pauvre Aliénor avait quitté à regret son orphelinat pour se retrouver dans un endroit qu'elle ne connaissait pas et bien différent de son pays. Et, alors que vous êtes encore désorienté par cette nouvelle vie, en moins d'un mois vous vivez beaucoup de changements brutaux qui vous laisse sans voix et vous perdez par la même occasion votre toute première véritable amie. La jeune orpheline n'était pas quelqu'un de froid, mais bien au contraire, très sensible. A ce moment précis, elle ne comprenait pas pourquoi toutes ces choses devaient tomber sur elle, donnant l'impression qu'elle était maudite. Elle n'avait rien demandé de tout ça, elle voulait juste avoir une belle vie en paix dans ce pensionnat. Et alors qu'elle était sur le point d'attraper cette possibilité dans le creux de sa main, tout fut balayée par un vent des plus glaciale. Et c'était si frustrant... Oh oui, tellement frustrant et douloureux de voir tout ses espoirs s'envoler ainsi.

    Aliénor trouvait si déroutant de dévoiler ses larmes à quelqu'un, elle qui avait pour habitude de pleurer en secret. Alors, à ce moment précis, elle haït sa faiblesse et son coeur si fragile. Elle voulait fuir loin de Lyra, mais tout son corps ne répondait plus ; muscles tendus et crispé, le souffle saccadé et foudroyée par son propre chagrin, Aliénor était tout simplement incapable de bouger de ce canapé. Alors, par désespoir, elle lâcha d'une voix basse et tout aussi étranglé, alors qu'elle cacha son minois avec l'aide de son bras :

    - S'... s'il te plait... va... va t'en...

    Evidemment, quelque chose lui disait que Lyra n'allait pas la laisser pour autant seule, même demandé aussi gentiment. Mais en désespoirs de cause, elle espérait de tout coeur qu'elle lui laisse ce répit tant désiré pour cesser cette humiliation...
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Lyra Crowley

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Physical bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 19/05/2012
❖ Missives : 777
MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Sam 29 Sep - 15:19

Malgré l’obscurité quasi-totale de la pièce elle discernait très bien Aliénor. La lune y était certes pour beaucoup, mais ce qu’elle vit lui fit mal au cœur. La demoiselle releva son petit minois les yeux et les joues rouge. On pouvait très bien voir le chemin qu’avaient pris les larmes sur son visage de porcelaine. La petite voix étranglée qu’elle entendit ne fit qu’accentuer ce petit mal être. Lyra avait si l’on peut dire une certaine capacité d’empathie. Elle avait dans un sens l’impression de se revoir dans les bras d’Albert après la disparition de ses parents dans cet accident. Elle comprenait que la demoiselle vivait une séparation, comment ? Elle n’en savait rien, certains diront que c’est de l’empathie, d’autre de l’instinct. Qu’importe dans tout les cas cela n’expliquait pas totalement le pourquoi de ces larmes qui perlaient à nouveau sur le visage de la jeune demoiselle. Lyra ne savait pas quoi faire, tout du moins elle était plutôt occupée à regarder Aliénor. Cherchant un éventuel mal physique, car cela aurait pu provenir d’une douleur. Bref elle s’embrouillait dans ses propres pensées. C’est en voyant Aliénor tenter d’essuyer les larmes persistantes sur ses joues qu’elle comprit qu’elle ne pourrait partir sans demander son reste.

Elle essayait tant bien que mal de dissimuler ses larmes. Mais dans ce genre de situation on a beaucoup de mal à se calmer. Le mieux est d’avoir quelqu’un pour vous dire quoi faire. C’est ainsi qu’on se calme le plus vite, et souvent cela contribue à allait mieux. Enfin c’était ce qu’elle pensait, étant donné qu’elle l’avait vécu ainsi. Ce qui fit le plus de peine à Lyra fut le cri de détresse de sa camarade. Certes pas un cri au sens propre du terme. Lyra regarda son amie avec douceur, elle décida donc de se lever, retirant délicatement sa main de ses cheveux. Elle se dirigea vers l’âtre où elle actionna une petite manivelle qui eut le don d’allumer le feu dans ce dernier. Lyra voulait que la pièce se réchauffe, ce n’était pas bon de rester dans le noir et le froid. Certes elle ca ne la dérangé pas mais elle ne voulait pas qu’Aliénor ait froid. Ainsi le feu dans la cheminée diffusé une douce clarté dans la salle. Cela avait toujours eu le don d’apaiser la visionnaire. Peut-être que cela pouvait marcher avec la demoiselle. Toujours sans dire un mot elle vient s’asseoir tout près d’Aliénor, elle souleva sa tête pour que cette dernière repose sur ses genoux.

Elle espérait que sa camarade n’émette pas le moindre geste d’opposition. Et ça elle ne pouvait le deviner, toujours dans un geste ampli d’affection elle caressa les cheveux de la demoiselle espérant ainsi lui transmettre une vague d’apaisement. C’est toujours dans ce genre de moment qu’on a besoin de quelqu’un, même si on se dit le contraire. Car la présence d’autrui à toujours le pouvoir de nous apaiser. Tout en caressant les cheveux de la demoiselle elle laissa son esprit vagabonder, cherchant des mots pour la réconforter. Mais la demoiselle avait souvent un manque de tact et elle avait beaucoup de mal à prendre des pincettes. C’est dans cette franchise implacable qu’elle s’exprima.

- Qu’est-ce qui te rend si triste ?

Le son de sa voix était calme, doux. Cherchant toujours à ne pas brusquer la demoiselle. Car c’est souvent en brusquant les gens qu’ils se braquent et qu’après ils se referment comme une huitre pour ne plus jamais rien dire. Elle espérait que son amie lui dirait la cause de tous ses maux.

[OMG j’ai honte c’est court T.T pardon]





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Aliénor Brecilien

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Elemental bronze
❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 18/07/2012
❖ Missives : 213
MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Dim 30 Sep - 17:16

    Tentant vainement de retenir ses larmes, Aliénor trouvait le temps cruellement long à l'attente d'une quelconque réponse venant de Lyra. Plus les secondes s'écoulaient, plus elle espérait de plus en plus fort qu'elle la laisse tranquille. Et pourtant... ce n'était pas ce que voulait son tout petit coeur qui lui criait, suppliait, que la jeune fille aux cheveux roses ne parte pas. Il priait pour qu'elle reste auprès d'elle, auprès de son corps si froid qui ne demandait qu'un peu de chaleur. Sa présence et cette main dans ses cheveux, c'était si chaud et réconfortant, lui rappelant la douceur d'une mère... Non, elle ne voulait pas se retrouver seule dans cette salle cruellement froide sans avoir cette chaleur auprès d'elle. Se retrouver seule dans ces ténèbres, dans ses pensées noires, dans les méandres de son âme... Mais elle ne voulait pas exprimer sa douleur et son chagrin en sa présence, cela lui était insupportable ! Alors des larmes incontrôlables se frayèrent un chemin sur les joues de l'orpheline totalement paniquée et perdue ; que devait-elle faire ?

    Soudain, la main de Lyra quitta les cheveux sombres d'Aliénor et elle sentit le corps de la jeune femme se retirer de sa compagnie. A ce moment précis, se fut comme une douleur sourde dans sa poitrine, étouffante et frustrante. Alors qu'elle avait un poids en moins sur ses épaules, elle ressentit cependant un manque au fond d'elle et ceci fut des plus frustrant. Si sa tête lui disait : " Tant mieux ! On va pouvoir respirer ! " son coeur lui disait : " Reviens ! Ne me laisse pas seule ! "... et cette situation des plus déroutante la fit serrer des dents, maudissant un peu plus sa faiblesse. Mais les pas de Lyra ne s'étaient pas éloignés pour autant, au contraire, elle était toujours près d'elle, juste à quelques mètres. Se demandant ce qu'elle faisait encore ici, un bruit brisa soudain le silence et une lumière perça la ténèbres nocturnes.

    Aliénor retira son bras de son visage et ses yeux perçurent alors la douce clarté que produisait le feu de cheminé. Et ce fut... comme une vision réconfortante... Posant son regard sur les flammes dansantes de l'âtre, la jeune fille cessa tout d'un coup de pleurer comme hypnotisée par le feu. Son coeur s’allégea, peu à peu, laissant place à un baume chaleureux et réconfortant. Reniflant, la petite française essuya ses larmes d'un revers de main sans pouvoir détourner son regard de la cheminé... C'est à peine si elle avait remarqué la silhouette de Lyra se dirigeait vers elle et ne put retenir un sursaut de peur quand elle sentit sa main sous sa nuque. Que faisait-elle ?

    - Ly... Lyra... s'étrangla-t-elle en posant un regard suppliant à la jeune fille aux cheveux roses.

    Mais sa contestation n'arrêta en rien son amie et Aliénor se retrouva la tête sur ses genoux. Elle ouvrit alors la bouche pour contester à nouveau... et un couinement s'échappa de la barrière de ses lèvres. Lyra venait de lui caresser les cheveux, arrachant des frissons à la jeune fille. Elle la suppliait du regard de cesser cela avant qu'elle abdique. Chose qu'elle fit bien trop vit à son goût ; rougissant de gêne, elle remonta ses jambes, prenant une position de foetus. Finalement, elle s'autorisa à se reposer sur Lyra, fermant les yeux sans qu'elle se rende compte pour mieux profiter des caresses. Oui, elle était très sensible au cheveux... Bien qu'il y avait toujours cette certaine gêne de se montrer ainsi.

    La voix de son amie, aussi douce qu'un zéphyr de printemps, la sortie de sa rêverie et Aliénor leva ses yeux larmoyants vers la jeune femme. Cette question, elle l'a perçu comme une tentative d'ouvrir son petit coeur et sur le coup cela eut don de la braquer ; Aliénor se mit un peu plus en boule. Elle voulu faire la sourde oreille, mais les doigts de Lyra, qui parcouraient avec délice son cuire chevelu, lui arracha des frissons d'extases, la rappelant ainsi à l'ordre. Non, elle ne pouvait pas ignorer Lyra, ou plutôt, elle n'y arrivait pas. Elle était partagée entre l'envie de parler pour se libérer, et le devoir de se taire. Au fond, elle avait honte de se rendre malade pour si peu, mais elle n'y pouvait rien, elle avait besoin de pleurer pour alléger son coeur. Elle serra des dents, tremblante comme une feuille et tentant de retenir ses larmes ; non elle ne voulait pas qu'elle la voit comme ça, il fallait qu'elle étouffe ce cri d'agonie...

    - Je suis perdue... lâcha-t-elle dans un souffle qui lui échappa.

    Elle écarquilla les yeux, mine horrifiée ; ça lui avait échappé ! Son coeur avait-il autant de force pour surpasser sa détermination ?! Honteuse, elle ferma les yeux et enfouie son visage dans un plis de ce short bien trop court... Mais il était trop tard pour le regretter, maintenant qu'elle avait parlé, elle avait ce besoin de continuer :

    - Je ne sais plus quoi faire... je ne sais plus... quoi penser... Je suis perdue...

    Cela commençait à s'alléger dans sa poitrine. Bien que des larmes continuaient à couler le long de ses joues, elles étaient moins dévastatrices que les précédentes ; l'ambiance y était pour beaucoup aussi. La lumière dont baignait la salle était apaisante alors que la chaleur des flammes commençait à caresser avec perversité la peau nue d'Aliénor qui se mit à rougir en remarquant qu'elle était si peu habillée à la vue de Lyra, tentant alors de redescendre sa nuisette pour mieux cacher son bas ventre et ses fesses tout en mettant ses bras devant sa poitrine. Et puis, était-ce réellement raisonnable d'allumer la cheminé ? N'était-ce pas risqué ?

    - Lyra... nous allons être repérées... tu devrais partir...

    Elle avait levée ses yeux larmoyants pour plonger dans ceux de Lyra... elle s'étonna encore de leurs couleurs si magnifique avec lequel on voulait tant si noyer. Ah, Aliénor, elle, n'avait rien de la beauté de son aînée. Elle n'était qu'une banale adolescente... qui pleurnichait pour rien...
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Lyra Crowley

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❖ Sexe : Féminin
❖ Arrivé le : 19/05/2012
❖ Missives : 777
MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Dim 30 Sep - 20:22

Lyra avait une certaine appréhension, oui son amie pouvait très bien lui dire de foutre le camp et qu’elle n’avait pas le droit de la toucher. Ce fut juste une petite plainte qui émana de la gorge serrée de la demoiselle. Elle était rassurée que la demoiselle ne la repousse pas. Car oui il y a de forte chance que si elle était repoussé elle aurait été profondément blessé, voir vexé. Lyra pouvait être un modèle de gentillesse, mais pouvait se montrer très têtu et avoir un comportement décevant son entourage. Après tout ce fut ce qui arriva par le passé. Chassant ses pensées négatives pour mieux s’occuper de son amie. C’était aussi pour ça qu’elle avait questionné cette dernière sur le pourquoi de ses larmes. Elle sentit les muscles d’Aliénor se contracter, elle comprit donc que sa question l’avait quelque peu agacé. Lyra ne cessa pas ses caresses pour autant. Puis son amie finit par laisser son corps s’exprimer, elle sentait son corps trembler. Lyra comprit sans le moindre mal qu’Aliénor retenait encore ses larmes. Puis dans un souffle elle lâcha ses premiers mots. Elle sentit le visage d’Aliénor se réfugier dans les plis de son shorty. Lyra ressentait très bien la gêne qu’elle éprouvait.

Puis d’autres paroles sortirent de ses lèvres délicates. Un nouveau cri de désespoir. Lyra se voyait en Aliénor, elle avait ressentit ce genre de chose lors de la perte de ses parents. Ce vide qui se crée, ce vide qui fait qu’on ne sait plus quoi faire pour rester la tête haute. Pour ne pas verser des larmes chaque jour que dieu fait. On ne sait plus quoi penser du monde qui nous entoure, on se sent seule, incomprise de tous. On se sent si mal, l’envie de clore ses yeux une bonne fois pour toute afin de ne plus jamais se réveillé. Tous ses sentiments dévastateurs, Lyra les avait bel et bien vécus. Aujourd’hui encore elle se demandait pourquoi elle était toujours de ce monde. Une chose est sur c’est qu’elle ne serait plus rien si elle n’avait pas eu Albert à ses côtés. Quand elle sentit les larmes humidifier son shorty, c’était que son amie laissait couler ses larmes. Tout en continuant son geste tendre de la main elle s’exprima avec le même calme que tout à l’heure.

- Tu sais je sais très bien ce que tu ressens… Quand j’ai perdu mes parents j’étais totalement anéantit et je ne savais plus quoi faire. Mais Albert était là, et il m’a permit de me relevé. De ne pas m’abandonner à mon désarroi.

Sa voix n’exprimée aucune émotion, juste de la douceur pour apaiser son amie. Pour qu’elle comprenne qu’il était préférable qu’elle reste à ses côtés. On a toujours besoin de la présence d’un ami pour aller mieux. Pour exprimer ses sentiments, pour laisser son cœur s’exprimer, même si cela peut-être douloureux. C’est en sentant son amie bouger et s’exprimer qu’elle la regarda, leur regard plongeant l’un dans l’autre. Un sourire naquit sur le visage de l’écossaise, avant de déposer un petit baiser sur le nez de la demoiselle. Avant de passer un bras autour de sa taille et de l’amener contre elle. Un petit câlin ne lui ferait pas de mal, elle voulait juste à son tour calmer ses peines. Tout comme l’avait fait Albert par le passé avec elle.

- Honnêtement je n’ai pas l’intention de partir. Puis me faire prendre ou non met totalement égal. Je n’ai plus rien à perdre…

C’était vrai après tout, elle n’avait plus rien. Qu’allait-on lui faire ? La punir ? La virer ? Dans tous les cas ca ne lui ferait ni chaud ni froid. Elle avait toujours était une élève modèle en classe. Dans la cours c’était une tout autre pair de manches.

[Navré toujours pas réussi à faire mieux ca me démoralise à force]





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Aliénor Brecilien

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Lun 15 Oct - 17:14

    Elle regardait Lyra de ses grands yeux innocents, écoutant attentivement et dans un silence quasi religieux ce qu'elle avait vécu par le passé. Elle ne le savait pas, et d'ailleurs, comment aurait-elle su une telle histoire à son sujet ? Comme aurait-elle pu savoir que derrière ce sourire si chaleureux et ce regard si enjôleur se cachait en réalité une grande balafre, profonde et saignante ? Non, elle ne pouvait comprendre Aliénor car pour cette dernière, il n'y avait aucun rapport entre la mort de ses parents et les problèmes qui affectaient la jeune français. C'était plus important, c'était plus douloureux que ces choses insignifiantes que ressentait l'adolescente ! Alors, la jeune fille avait honte, honte de se mettre dans un tel état pour quelque chose qui lui semblait à présent des plus ridicule jusqu'à éprouver du dégoût envers elle même. Elle maudit sa faiblesse, elle maudit ce qu'elle était.

    Lyra lui sourit, elle ne lui rendit pas, le visage à présent décomposé. Elle ne se plaignit pas quand sa campagne nocturne la prit dans ses bras, déposant par la même occasion un petit baiser sur son nez. Face à ces tels gestes d'affection, la pauvre Aliénor ne savait plus comment réagir ; elle était partagée entre la surprise, le soulagement, l'affection, le dégoût, la colère... Cela la touchait en réalité, mais de son point de vue, elle ne méritait pas ça. Non, pas du tout. Et c'était avec cette idée en tête qu'elle se défit des bras de Lyra, presque à regret, dans une mine défaite et sombre. Elle était à présent assise aux côtés de la jeune femme aux cheveux roses, observant d'un regard vitreux les flammes danser dans l'âtre.

    - Je suis désolée... lâcha-t-elle d'une voix étranglée

    Aliénor serra des poings, comme si elle cherchait à contrôler cette vague de rancoeur qui déferlait dans son coeur.

    - Je suis... désolée de te faire subir ça... Je ne suis qu'une idiote qui pleure pour un rien, alors qu'il y en a d'autres qui ont vécu pire... Je m’apitoie sur mon sort comme une cruche que je suis tandis que d'autres sourient alors que leurs blessures sont bien plus profondes que les miennes !

    Des larmes commençaient à nouveau à couler le long de son minois, mais cette fois-ci, elles avaient un goût amer et haineux. Aliénor plongea don regard alarmé dans ses beaux yeux améthystes, comme si elle tentait de lui implorer son pardon.

    - J'ai honte de pleurer pour quelque chose de si insignifiante... Tu ne peux pas comprendre ma douleur Lyra... Toi tu as perdu tes parents alors que moi je chiale parce que... parce que...

    Elle essaya de reprendre son souffle, passant ses petits poings à ses yeux pour essuyer ses larmes d'un revers. Cela lui faisait mal d'avouer, mais maintenant qu'elle avait pratiquement tout relâché, elle n'arrivait tout simplement plus à se retenir, reprenant d'une voix étranglée :

    - Parce que je suis perdue... je ne sais plus quoi faire... Cela fait à peine un mois que je suis ici... Je ne connais rien à cet endroit... C'est nouveau pour moi... j'ai du tout abandonner pour être ici... tout... Je me suis attachée à une personne qui m'étais chère, elle partageait ma chambre avec moi... Mais elle est partie sans prévenir et ma deuxième colocataire s'est faîte renvoyée... Ça s'est passé tellement vite... Je n'arrive pas à me faire à cette nouvelle vie et j'ai perdu en quelques jours tout ce en quoi il m'aidait à soutenir... elles m'ont abandonné... elles m'ont laissé seule... encore seule... toujours seule... je n'ai plus rien pour me raccrocher... je veux rentrer chez moi...

    Cette fois, elle pleurait en abondance : le contre-coup d'avoir tout recraché. Mais plus elle pleurait, plus elle se dégoûtait et plus elle pleurait. Bref, un cycle infernal dont été prise au piège la pauvre adolescente qui lâcha d'une voix étouffée et remplie de colère :

    - Et j'en ai marre de chialer devant toi alors que tu as vécu pire... Je suis cruche !

    A ces derniers mots, elle prit la couverture et s'y cacha dessous, recroquevillée sur elle-même au coin du canapé. La petite boule de poile, si on pouvait dire ça, chouina encore alors que ses larmes commençaient peu à peu à devenir moins nombreuses et que des petits couinements et hoquetements sortaient faiblement de cette chaude couverture.


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Lyra Crowley

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Lun 15 Oct - 21:34

Lyra était contente de constater qu’Aliénor ne s’opposait pas à son geste. Après tout elle aurait très bien pu la repousser ou autre. Mais ce n’était pas le cas. Lyra écouta les excuses de son amie. La petite voix étranglée de son amie lui faisait mal au cœur, elle aurait que sa peine s’évanouisse. Lyra comprenait très bien ce qu’elle disait, oui en effet tout le monde à des blessures causaient par le passé ou non. Mais chaque blessure à son importance, malgré ce que l’on peut dire. Car nous ne réagissons pas tous de la même manière face à nos problèmes, face à nos blessures. Lyra le savait très bien, et jamais elle ne se permettrait de dire que ses blessures étaient bien plus importantes ou plus graves que celles de son amie. Lyra pouvait apercevoir de nouvelles larmes naitre au coin des yeux d’Aliénor. Leur regard se croisèrent, Lyra comprenait, tout du moins arriver à ressentir les émotions de la demoiselle, elle ne savait pas comment c’était possible. Mais en tout cas elle comprenait et ressentait elle aussi sa peine.

Lyra s’apprêtait à lui répondre mais la demoiselle s’exprima à nouveau. Essuyant tant bien que mal ses larmes avec ses petits poings. Laissant son cœur s’exprimer, vidant son sac. Vidant son cœur. Même si cela lui faisait mal de l’avouer il fallait que ca sorte. Il n’est jamais bon de garder toute cette tristesse dans son cœur. Quand elle eut fini d’exprimer ce qu’elle avait sur le cœur Lyra ouvrit enfin la bouche tout en continuant de regarder le feu dans l’âtre.

- Ta solitude est exactement la même que j’ai vécu quand je me suis retrouvé seule sans mes parents… On déteste le monde qui nous entoure, on leur en veut parce qu’ils nous ont abandonnés. Parce qu’ils nous ont laissés tout seul. On ressent ce grand vide, comme une blessure béante dans notre cœur. Nous n’avons pas d’autres choix que d’avancer, nous devons faire avec même si c’est dur. Et puis tu n’es pas seule tu te trompes.

Lorsque Lyra accorda un regard à son amie elle se rendit compte que cette dernière était cachée sous sa couverture. Entendant ses petits hoquets et couinements. Lyra s’approcha de la petite boule caché sous la couverture. Lyra s’assit par terre devant la couverture qu’elle tira pour apercevoir le visage d’Aliénor avant de lui sourire. Elle passa une main sur sa joue tout en lui parlant d’une voix suave.

- Tu n’es pas cruche pas le moins du monde. Chaque chose que nous vivons à son impact sur notre vie. Nous réagissons tous différemment c’est donc humain que tu ressentes tout cela. Et je compte sur toi pour ne plus jamais prétendre que tu es seule. C’est vexant ! Et moi dans l’histoire ?

Lyra dit cette dernière phrase avec un sourire resplendissant pour rassurer la jolie Aliénor. Après tout c’était vrai elle était là si elle avait besoin de se confier, de pleurer ou de crier sa colère. Lyra continua de caresser la joue de la jolie brune avant de reprendre de plus belle.

- Pour ce qui est de la chambre tu ne seras plus seule, une place est libre dans ma chambre. Ca te dit ?

C’est vrai après tout un lit était libre, certes on lui avait dit qu’une nouvelle élève viendrait les rejoindre. Et si ca se trouve cette élève c’était Aliénor ? Qui sait Lyra n’avait pas vraiment envie de chercher quelqu’un d’autre pour prendre place dans le lit libre. Après tout elle préférait de loin que ca soit Aliénor qui vienne la rejoindre que quiconque.



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Aliénor Brecilien

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Mer 24 Oct - 16:09

    Elle était bien là, en boule, sous sa couverture bien douillette. En fait, elle a toujours aimé s'y réfugier, depuis tout petite. Une habitude qui ne va pas, cependant, s'atténuer au fil des années. Au contraire, on avait l'impression que plus elle grandissait, plus Aliénor redevenait une enfant. Étrange, non ? C'était peut-être ce qu'il faisait son charme, tout comme son défaut. Quoi qu'il en soit, il y avait vraiment un comportement enfantin chez elle en cette nuit, c'était rare, car généralement, elle tentait de se montrer beaucoup plus sérieuse et " adulte " en temps normal. Après tout, elle était une étudiante, grande soeur et mère de coeur pour ses petits bouts de choux restaient à l'orphelinat ; il fallait montrer l'exemple ! Mais il fallait bien peu pour crever cette carapace et y découvrir une délicieuse enfant facile à vivre. Lyra avait affreusement réussit à la briser, c'était déroutant, alors que l'orpheline faisait tout pour se montrer solide et forte. Et voilà qu'en une soirée elle se retrouvait complètement nu face à cette jeune femme aux cheveux roses fraîchement rencontré. C'est vrai, elle ne la connaissait guère ou à peine, alors pourquoi se montrait-elle aussi douce et avenante envers la petite française ?

    Sous sa carapace en couverture, Aliénor fut touchée par les paroles de son aînée. C'était vrai, tout était vrai... C'était exactement ces sentiments qui la rongeaient inexorablement de l'intérieur et face à cette triste vérité, la douleur de l'adolescente n'était que plus aiguë, continuant à exprimer son mal-être par ses larmes amères. Pourquoi ? Pourquoi était-ce si douloureux de se retrouver seule et abandonnée ? Et Aliénor se recroquevilla encore plus sous sa couverture, sous ce cocon chaud et moelleux. Elle voulait s'y morfondre, y restait corps et âme dans cette carapace si délicieuse. Mais n'était-ce pas ce qu'il la tuait à petit feu ? S'exiler du restes du monde, des autres, de la vérité, de la lumière ? Ce n'était pas en s'y cachant qu'elle pourra vivre comme il se devait, elle le savait... Mais son cocon était si chaud, si réconfortant...

    Une fissure, une lumière, un visage... En quelques secondes, cette carapace fut brisée dans un claquement de couverture, arrachant une exclamation quasi sourde à la petite boule de poils. C'est ainsi qu'elle se retrouva nez à nez avec Lyra, les lueurs du feu soulignant sa silhouette si féminine. La petite française fut si surprise qu'elle s'était subitement arrêtée de pleurer, la regardant avec de grands yeux larmoyants et innocents. Elle l'écouta, attentivement, profondément touché par ses paroles alors qu'une main douce et chaleureuse vint lui caresser sa joue. Son petit coeur se serra en ouïssant de telles paroles, surtout quand Lyra lui fit savoir qu'elle n'était pas totalement seule, car elle était là pour elle. Des mots touchants, bien que douloureux dans un sens ; Asuka était aussi là pour elle, mais elle la abandonnait du jour au lendemain... Peut-être que Lyra en fera de même, un jour, et l'abandonnera à son tour à son triste sort. Mais elle voulait y croire, croire qu'une nouvelle personne voulait d'elle, qu'une personne voulait lui tendre la main et l'aider à se relever, à vivre, à sourire, à rire... Cela pouvait-il que cette personne soit Lyra ? Ou se pourrait-il qu'elle soit la prochaine personne qui va la trahir ? Non, elle ne voulait pas y penser, rien que cette pensée la faisait couiner.

    Et pourtant... Si ça ce n'était pas une preuve comme quoi son aînée était réellement sérieuse ; cette dernière lui offrait la possibilité de rester avec elle en devant sa colocataire. Le coeur d'Aliénor se mit soudain à battre la chamade alors qu'une boule remonta inexorablement à la gorge. Une envie de pleurer ? Oui, mais cette fois, ces larmes ne seront pas amères.

    - Lyra...

    Elle sortit de sa cachette comme un chaton pour se jeter dans les bras de la jeune femme aux cheveux roses. Elle sentit qu'elles basculaient en avant -enfin, en avant pour Aliénor- et avant même qu'elle put faire quoi que ce soit, elles se retrouvèrent toutes les deux au sol. Ou plutôt, Lyra sur le dos et un chaton sur elle la tête posée sur sa poitrine.

    - Merci... murmura-t-elle en se logeant bien sur Lyra, les yeux clos.

    Elle était heureuse... Non, bien plus. Elle ne savait pas si Lyra restera près d'elle comme promis, mais à ce moment précis, elle voulait y croire et ses idées noires furent bien vite chassées de son esprit. Quoi qu'il en soit, le saut d'humeur passé, Aliénor se rendit compte qu'elle avait fait encore une bêtise et elle se hâta de se rassoir, à califourchon sur Lyra, le visage soudain tout rouge.

    - Pardon...

    En plus, elles avaient des tenues légères, surtout Aliénor, la situation était tout de même assez gênante. Mais elle se rendit compte d'un détail qui pourrait compromettre cette si bonne nouvelle, déclarant d'une voix attristée :

    - Mais Lyra... On m'a déjà donné une nouvelle chambre pour moi... La chambre 1... Mais... Mais je veux être avec toi...

    A ces mots, elle ne put s'empêcher de se recoucher sur Lyra, se logeant contre elle comme un petit chiot battu. Non, elle ne voulait pas qu'on lui retire sa nouvelle et tendre amie. Elle voudrait tellement être avec elle, tellement...
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Lyra Crowley

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Mar 30 Oct - 14:28

Lyra s'était monté douce à l'égard d'Aliénor. Elle savait très bien que c'était le meilleur moyen pour la rassurer, pour qu'elle se sente mieux. Ce n'est pas en rabaissant les gens ou en leur gueulant dessus qu'il faut qu'ils se ressaisissent que cela va les aider. Bien au contraire c'est plus inutile qu'autre chose, cela ne faisait que les renfermer sur eux-mêmes. En revanche Lyra ne s'attendait pas du tout à la réaction d'Aliénor. Elle fut totalement prise au dépourvu en voyant Aliénor lui sauter au cou. Le choc qui était tout autant surprenant fut quand elle heurta le sol. Le sol était recouvert d'un grand tapi moelleux qui adoucit quelque peu la chute. Heureusement elle ne tomba pas de haut. Allongé sur le dos Lyra se mit à sourire étouffant un fou rire. Car oui elle trouvait la réaction de son amie assez drôle. Puis valait mieux en rire qu'en pleurer. Mais elle se retint tout de même de rire car elle sentait toujours le cœur d'Aliénor tiraillait entre plusieurs émotions. Le remerciement qu'elle entendit lui fit chaud au cœur. Elle espérait sincèrement pouvoir la réconforter, et visiblement c'était le cas.

Aliénor finit par se relever, se trouvant à califourchon sur Lyra. La scène était vraiment drôle, elle le serait davantage si quelqu'un rentré à ce moment-là. Mais heureusement pour elles, personne n'arriva. Au moins elles étaient tranquilles. Les rougeurs sur le visage d'Aliénor intriguèrent Lyra. C'est vrai il n'y avait pas de quoi. Lyra lui fit un bref signe de la tête pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à s'excuser. C'est d'ailleurs à ce moment-là que Lyra se surprit à regarder la tenue légère de sa camarade. Si des garçons tombaient sur elle dans une telle tenue il ne faudrait pas longtemps pour avoir du grabuge. Surtout dans un pensionnat, les garçons n'attendent que ça. Enfin pas tous heureusement. Ce fut la voix d'Aliénor qui la sortit de ses pensées. Lyra ne put s'empêcher de sourire, dévoilant ses dents blanches. Elle allait lui répondre quand la jolie demoiselle se coucha sur elle à nouveau. Lyra effectua de petites caresses dans le dos de sa camarade.

- Par où dois-je commencer ? Hum… En réalité je m’étais levé dans l’espoir de trouver la nouvelle élève qui est censé me rejoindre dans ma chambre. Et j’ai eu beaucoup de chance car cette élève est actuellement recroquevillé sur moi.

Lyra se mit à rigoler doucement, elle était contente de savoir que c'était Aliénor qui allait dorénavant partager sa chambre. Mais devait-elle lui annoncer qu'elles ne seraient colocataires que quelques temps ? Que Lyra recherchait un appartement dans le centre-ville ? Elle s'abstint, après tout elle avait réussi à apaiser son amie ce n'était pas le moment de l'angoisser. Puis à l'instar des personnes qui l'ont laissé Lyra resterait au pensionnat un petit moment. Donc elle n'abandonnera pas son amie de sitôt. Lyra se releva en prenant Aliénor dans ses bras. Ainsi elle se trouvait toujours assise et les jambes de son amie autour de sa taille. Elle releva le menton d'Aliénor à l'aide de sa main. Et plongea son regard pourpre dans celui de la jolie brune.

- Je te promets que je ne t’abandonnerais pas. Tu peux compter sur moi, et si jamais je ne suis pas accessible ou pas là envois moi une lettre. Comme ça j‘accourrai en cas de besoin.

Lyra disait vrai, si jamais elle avait besoin de quoi que ce soit il ne fallait surtout pas qu'elle hésite. Après tout c'est ce que font des amis. Même si Lyra ne connaissait pas vraiment l'amitié, à part avec Black, mais là pour elle c'était encore différent.

- Bon qu’aimerais-tu faire maintenant ? Tu es fatigué ? Tu veux qu’on aille se coucher ?

Elle voulait vraiment savoir ce qu'aimerais faire Aliénor. Peut-être que le sommeil était en train de cueillir la demoiselle. Ou alors elle voulait faire totalement autre chose. Lyra attendait en souriant sa réponse.



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Aliénor Brecilien

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Sam 17 Nov - 9:58

    Elle fermait doucement les paupières et, l'oreille plaquée sur la poitrine généreuse de la jeune fille aux cheveux roses, elle écouta attentivement les battements réguliers de son coeur. C'était reposant, comme le tamtam d'une berceuse avant de s'endormir. Elle aurait pur rester longtemps ainsi, coucher sur elle dans cette salle étonnement silencieuse sous la bienveillance du feu de cheminé. Elle aurait même put s'y endormir, en total extase sous les délicieuse caresses de Lyra, si cette dernière n'avait pas repris la discussion d'une voix amusé. Et au fond, il y avait de quoi s'en amuser quand on apprend que la personne qu'elle cherchait n'était autre qu'Aliénor. Celle-ci leva ses gros yeux brillant de stupéfaction ; elle vivait un rêve éveillé ? C'était donc son aînée qui était censé être sa nouvelle colocataire ? La jeune orpheline cligna plusieurs fois des yeux... avant de se loger à nouveau dans la généreuse poitrine de Lyra avec un grand sourire aux lèvres. Elle était heureuse, elle ne sera plus seule à présent, elle va être avec son amie ! Finalement, les choses ne sont pas aussi désespéré qu'elle l'aurait pensé...

    - Le hasard fait bien les choses, murmura-t-elle avec douceur.

    Soudain, elle sentit que la jeune femme aux cheveux roses se relevait et l'adolescente eut comme réflexe de mettre ses bras autours de son cou tandis qu'elle se laissait emporter. En tout cas, Lyra avait beaucoup de force, elle avait l'impression qu'elle pesait comme une plume à ses yeux ! Assise à présent sur ses genoux, les jambes enroulées autour de sa taille, elle se laissa se faire prendre le menton pour qu'elle puisse plonger dans les yeux violet de sa compagne de nuit, un geste qui lui rappelait sa petite enfance ; Madame Brecilien en faisait de même pour lui parler quelque chose de la plus haute importance. Elle l'écouta donc sagement et attentivement, les yeux larmoyant et le coeur touché. C'était tellement rare pour l'adolescente que quelqu'un lui dise ça... Non, personne ne lui avait parlé ainsi, avec tant de franchise et tant de gentillesse en lui promettant que quoi qu'il se passera, elle serait toujours là pour elle et que même si elle avait un problème alors qu'elle n'était pas près d'elle, Lyra accourrait.

    Oui, cela touchait beaucoup la jeune fille qui avait peur de la perdre à présent. Elle espérait de tout coeur que cette amitié ne se terminera pas de façon dramatique comme avec son histoire avec son ancienne amie Asuka. Au fond, elle se doutait que leur lien pourrait vivre de grand obstacle et beaucoup d'imprévus. Peut-être même qu'il sera couper brusquement et sans crier gars car la vie était parsemée d'imprévus. Et c'est pourquoi Aliénor désirait profiter chaque moment qu'elle passerait avec elle et tout comme elle redoutait de s'attacher à elle. C'était aussi une loi dans son orphelinat : il ne fallait pas trop s'attacher aux autres enfants car ces derniers pouvaient partir à tout instants pour vivre une nouvelle vie. Bien qu'elle n'était plus à l’orphelinat, il y avait toujours cette crainte de souffrir si un jour son amie devait partir... Comme avec Gwarhen... Mais en se privant de l'amitié, elle en souffrait bien plus... N'était-ce pas un choix cruel ?

    Torturée par ses pensées, elle fut par chance extraite par la voix douce de Lyra. Cette dernière lui demandait si elle voulait faire quelque chose avant d'aller se coucher. Aliénor se mordit la lèvre, était-ce réellement raisonnable ? Elles prenaient déjà en ce moment des risques en restant ainsi, mais faire quelques activités ? A l'intérieur du pensionnat ? Maintenant ? Tout de suite ? En sachant qu'il y avait le couvre-feu ?! Décidément en cette nuit la pauvre orpheline faisait de plus en plus face à des dilemmes ! C'était cruellement tentant, il fallait l'avouer... Mais l'adolescente avait la réputation d'être une bonne élève sage et studieuse et la crainte de se faire attraper et de se faire réprimander l'angoissaient. Elle avait peur que cela leur mène devant le bureau du directeur -ça serait l'occasion de voir enfin son visage mais il est clair qu'elle aurait préféré une autre situation pour découvrir l'identité de Monsieur Hunter- ou même pire ! Les renvoient ! Non, non, elle ne voulait pas que cela se termine ainsi ! Certes, elle voulait rentrer chez elle, mais pas ainsi ! Et puis, Madame Brecilien en serait désolé... elle voulait qu'elle soit fière d'elle ! Mais... c'était bien trop tentant... elle n'était pas fatiguée et elle voulait rallonger cette nuit en compagnie de Lyra. Mais à quel prix ? La vie était bien trop courte... Ne fallait-il pas dans un sens qu'elle en profite ?

    Finalement, elle préférait que ce choix revienne à la jeune femme aux cheveux roses. Si jamais elles leur arrivaient quoi que se soit, elle n'en voudra nullement à son amie. Se grattant nerveusement le bras, elle bégaya une réponse sous un timbre hésitant :

    - C'est comme tu veux... on pourrait aller dans la tour... dans le jardins... ou même prendre un bain... Je n'ai pas trop d'idée...

    Elle lui sourit, attendant patiemment sa réponse.
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Lyra Crowley

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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient... Ven 23 Nov - 22:29

Lyra passait une soirée dès plus ennuyeuse dans sa chambre. Jusqu’au moment où elle décida de se lever pour aller chercher son ami Albert. En faite au fond elle cherchait surtout un moyen de passer le temps, elle n’avait pas sommeil. Elle broyait plutôt du noir, donc c’était l’occasion ou jamais de se promener. Bien évidemment il ne fallait pas qu’elle tombe sur un surveillant. Mais non elle n’avait croisé personne. Au lieu de ça elle rencontra Aliénor, elle essaya comme elle put de la réconforter. Ce que visiblement elle avait réussi à faire. Aliénor sembla contente d’apprendre qu’elle se trouverait dorénavant à partager la même chambre que Lyra. Un lien s’était créé entre les deux demoiselles, un lien qui sera de plus en plus fort avec le temps. Lyra en était persuadé. C’était d’ailleurs pour cela que Lyra lui avait proposé de faire quelque chose. A moins qu’elle veuille simplement aller se coucher. Elle put voir la jolie demoiselle se mordre la lèvre, ce petit aperçu fit sourire Lyra. La voir ainsi la rendait vraiment adorable, à croquer même. Mais Lyra comprenait que son amie soit indécise, après tout elle pouvait très bien se faire prendre la main dans le sac !

Aliénor s’exprima, elle avait une voix douce, on pouvait même y percevoir de la nervosité, de la timidité même. A moins que Lyra faisait fausse route, même si elle en doutait. Elle lui souria en réfléchissant. Elle regarda Aliénor de nouveau, elle caressa sa joue. La pauvre avait les yeux marqués par ses larmes. Elle pensa qu’il serait plutôt bienfaiteur de prendre un bain. Ainsi elle pourrait se détendre et puis ce n’est pas une si mauvaise idée que ça. Si jamais elles croisaient un ou une surveillante Lyra pouvait trouver l’excuse que son amie était malade. Enfin ce n’était pas sur de marcher non plus. Lyra cessa de tergiverser et décida donc pour le bain ! Elle était maintenant décidé, et quand elle a une idée derrière la tête elle n’abandonnait pas de sitôt. Une véritable tête de mule. Et puis où était le mal de s’occuper d’une amie dans le besoin ? Elle souria chaleureusement à Aliénor tout en lui parlant avec affection.

- Nous allons prendre un bain mademoiselle. Tu as besoin de te détendre comme il faut. Un bain bien chaud et le meilleur décontractant que je connaisse !

Lyra se leva tout en aidant Aliénor, elle prit la couverture et la plaça sur les petites épaules de la demoiselle. Valait mieux évité qu’elle attrape froid. Même si il ne faisait pas vraiment froid, enfin pas pour Lyra tout du moins. Lyra prit la main d’Aliénor et se dirigea en direction de la porte qu’elle ouvrit très doucement en espérant faire le moins de bruit possible. Visiblement rien à l’horizon. Aller hop ! C’est partit pour les bains !

Ps : Sorry j’ai fait court T.T mais je me rattrape pour le second sujet ;).



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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient...

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La nuit nous appartient...

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